Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 08:00

Lancé le 13 avril dernier, le site viesavie.com rassemble une quarantaine d’associations chrétiennes autour d’interrogations sur le couple, la famille, la société, la sexualité et bien d'autre encore ...

 

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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 08:00

Pour la 46ème Journée mondiale de la communication, le 20 mai 2012, le thème du message de Benoît XVI sera : « Silence et Parole, chemin d'évangélisation ».

"L'extraordinaire apport des communications à la vie sociale met en exergue une valeur qui de prime abord, semblerait même antinomique. Le silence constitue, en effet, le thème central de la prochaine Journée mondiale... Dans la pensée de Benoît XVI, le silence n'est pas simplement présenté comme l'antidote d'une société caractérisée par le flux incessant et constant de la communication, mais bien plutôt comme un facteur d'intégration essentiel. Le silence précisément, parce qu'il favorise le discernement et la réflexion, peut être considéré comme le moment fondamental de l'accueil de la Parole. Il ne s'agit donc pas d'un dualisme, mais de la complémentarité de deux fonctions qui, dans un juste équilibre, enrichissent la valeur de la communication et en font un élément clef au service de la nouvelle évangélisation. Il est ensuite évident que le désir du Saint-Père est d'associer le thème de la prochaine Journée à celui de la célébration du Synode des évêques : La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne".

A lire ici en pdf

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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 14:47

C'était après la multiplication des pains. Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac.
Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.
Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux.
Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte. Mais il leur dit : « C'est moi. Soyez sans crainte. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.

Jn 6,16-21


Jésus marche sur la mer

Après la multiplication des pains, les disciples semblent avoir attendu longtemps Jésus, parti seul dans la montagne. Laissés à eux-mêmes, sans consigne particulière, ils vivent ensemble l'absence de Jésus, si bien symbolisée par la pénombre où ils se trouvent: "Déjà l'obscurité s'était faite, et Jésus n'était pas encore venu à eux." Ils sont seuls, comme ils seront seuls durant trois jours après la mort de Jésus. Ténèbres extérieures, ténèbres intérieures: ils sont entrés communautairement dans l'épreuve, et ils rament cinq ou six kilomètres en direction de Capharnaüm, luttant contre la mer "qui s'est réveillée au souffle d'un grand vent".
La mer a toujours été, pour les Hébreux, l'élément redoutable par excellence. Bien que le Créateur lui ait fixé une limite à ne pas franchir (Jb 38,10), elle est, pour les croyants d'Israël, le symbole des forces mauvaises dont Dieu seul peut triompher: "Lui seul a foulé les hauteurs de la mer", dit Job (Jb 9,8), et un Psaume évoque le Seigneur marchant sur les eaux démontées: "Sur la mer fut ton chemin, ton sentier sur les eaux innombrables; et tes traces, nul ne les connut" (Ps 77,20).

Jésus, sur la mer, vient au-devant de sa communauté. De cet épisode saisissant Jean nous donne le récit le plus court, et sous la forme probablement la plus primitive. Il résume le miracle et ne s'attarde pas à décrire l'apaisement de la mer: dans cette marche de Jésus sur le lac il voit avant tout une épiphanie, une manifestation de la majesté divine qui habite Jésus. D'où la crainte sacrée qui saisit les disciples, crainte que Jésus immédiatement veut écarter: "C'est moi! cessez d'avoir peur!"
La veille, la foule, impressionnée par le miracle des pains, a voulu acclamer Jésus comme le Prophète, comme un Messie politique; mais aucun de ces titres traditionnels ne rend vraiment compte de la mission et de la majesté de Jésus. Le nom qui lui convient, c'est le nom de Dieu lui-même, ce Dieu qui a nourri son peuple au désert, et qui auparavant lui avait frayé un chemin dans les eaux. Jésus dit: "C'est moi", comme Dieu si souvent l'a dit à son peuple. Jésus de Nazareth vient sur les eaux comme Dieu seul l'a fait, et il réalise pour ses disciples ce que Dieu promettait à son peuple par le prophète Isaïe: "Quand tu traverseras les eaux, ne crains pas! Je serai avec toi, car je suis le Seigneur ton Dieu. Ne crains pas, car je suis avec toi" (Is 43,1-5).

Les disciples veulent accueillir Jésus dans la barque, mais celle-ci accoste à l'instant même, par la puissance divine, sans même que Jésus soit monté à bord. Au moment même où les disciples reconnaissent Jésus et veulent lui faire place parmi eux, "la barque touche terre au lieu où ils se rendaient". La confiance en Jésus les a donc fait passer de la mer menaçante à la terre ferme, du combat impuissant à la sécurité. Arrachés au domaine de la mort, les voilà parvenus "au port de leur désir" (Ps 107,30).
Jésus les a nourris, puis il leur a donné de traverser la mer. Un double symbolisme pascal sous-tend ici le texte évangélique, en référence au don de la manne et au passage de la Mer Rouge, et cette double lumière éclaire chaque jour notre cheminement personnel et communautaire: le même Christ Ressuscité qui nous donne le pain de Dieu, sa propre chair, est celui qui nous fait passer ensemble de ce monde au Père. Lorsque, dans la foi, nous célébrons l'Eucharistie, nous reprenons des forces pour la traversée des épreuves, et déjà, ensemble, nous accostons au rivage de Dieu.

 

Père Jean

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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 23:03

Seigneur,

Toi qui a choisi la solitude du désert pour mieux parler au Père,
et éprouvé la solitude du calvaire pour mieux parler aux hommes,

donne à chacun de nous la volonté de combattre les solitudes qui blessent,

en accompagnant nos frères dans les silences du quotidien,
sans baisser les bras pour mieux tendre la main,
dans la fraternité et le bonheur du coeur.

Amen

 

Bruno Dardelet

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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 10:33

La solitude est sans courage
Et les volets
Restent fermés.

La solitude fait des ravages
Les vacances et les jours feriés
Les beaux dimanches, l’hiver, l’été.

La solitude c’est à tout âge :
dix-huit années et l’horizon bouché.

La solitude a le visage
D’une jolie fille et de son bébé.
Oui, mais ses rêves sont dévastés.

La solitude ça voyage
Mais sans bagage et sans ticket
Au fond d’un lit ou sur un quai.

La solitude a l’air si sage
Le corps caché
Dessous les draps si bien tirés.

La solitude c’est mon grand âge
Si je suis resté le dernier
De mon ancien quartier.

La solitude c’est un étage
Et des paquets
Trop lourds pour monter l’escalier.

La solitude ça départage et ça dégage
Tous les CV Mal rédigés.

La solitude est dans l’cirage
Quand elle n’a rien eu à manger,
Même pas quelque chose de volé.

La solitude jette avec rage
Un petit cahier d’écolier
Mal noté.

La solitude prend en otage
Tous les vouloirs, tous les projets,
Tous les élans,
Tous les désirs.

La solitude ça déménage
Dans la pensée, dans les idées
Des cœurs froissés.

La solitude a cent visages,
Le mien aussi parfois peut-être
Et pourtant je pourrais tisser
Un fil, un lien, un écheveau,
Tout un réseau.

La solitude a cent visages
Eteints, brouillés ou suppliciés
A ton image de crucifié,
Et moi qui recherche des traces,
Des preuves de ta divinité
Je devrais contempler ta face
Dans ton humanité blessée.

Qu’est-ce que j’attends pour faire tomber
Les murs de ma timidité !
Tu es là, tout juste à côté !

 

Raphaëlle Chevalier-Montariol,
Le 23 septembre 2006.

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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 08:28

Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table : il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. »

Mc 16,9-15


"Allez par le monde entier"

L'Évangile que nous lisons aujourd'hui tranche un peu sur tous les autres de cette semaine. Il ne s'agit plus d'un récit vivant et coloré, mais d'une sorte de résumé des apparitions de Jésus Ressuscité. Nous le trouvons tout à la fin de l'Évangile de Marc ("finale longue de Marc"), qui fait partie des Écritures inspirées, bien que probablement Marc ne soit pas l'auteur de ces quelques versets. Les matériaux ont été pris, semble-t-il, dans les traditions de Luc et de Jean ; et, de toute façon, nous avons là une relique authentique de la première génération chrétienne. C'est à ce titre que l'Église l'accueille dans sa liturgie pascale.

Tout au long de cette semaine, nous avons pu relever trois constantes dans les récits d'apparitions du Sauveur :
- l'initiative venait de Jésus,
- la reconnaissance de Jésus se faisait toujours progressivement,
- chaque rencontre du Ressuscité débouchait sur une mission pour les disciples.

Aujourd'hui encore :
- l'initiative de Jésus est soulignée

… Jésus apparut (se fit voir),
… Jésus se manifesta sous un autre forme,
… Jésus se manifesta aux Onze eux-mêmes.

- le thème de la reconnaissance de Jésus est présent, lui aussi, mais renversé, en quelque sorte : l'Évangile souligne par trois fois l'incrédulité des compagnons de Jésus :

ils refusent de croire Marie-Madeleine,
ils refusent de croire les deux disciples qui revenaient de la campagne (=Emmaüs),
Jésus lui-même reproche aux Onze leur entêtement à ne pas croire ceux qui l'avaient vu ressuscité.

- mais l'accent principal de l'Évangile porte aujourd'hui sur la mission universelle. Il ne s'agit plus seulement de porter la nouvelle à Pierre et aux autres disciples rassemblés à Jérusalem, mais de partir dans le monde entier et de proclamer la victoire de Jésus à toute la création.

Si nous laissons l'Esprit Saint nous interroger à partir de ces paroles de l'Évangile d'aujourd'hui, nous nous rendons très vite compte que ces quelques versets, d'apparence anodine, reflètent exactement notre situation actuelle de témoins du Christ et les principales tensions que nous connaissons dans notre itinéraire spirituel.

Tensions dans notre vie face aux initiatives de Jésus. Nous l'avons découvert, reconnu, accueilli, au moment du premier don, mais, les années passant, il nous arrive de constater que, par moments, nous avons transféré notre trésor ailleurs et que notre cœur est ailleurs aussi, là où se trouve l'autre trésor.
Dès lors Jésus vivant, Jésus ressuscité, quand de nouveau il prend l'initiative de nous rencontrer, de croiser notre route, nous apparaît comme un étranger, difficilement reconnaissable.

Tensions au cœur même de notre foi et de notre espérance, lorsqu'il s'agit justement de rejoindre le Vivant, le Ressuscité, non pas dans l'euphorie d'une présence sentie, claire pour les yeux et chaude pour le cœur, mais humblement, quotidiennement, à partir du témoignage des Écritures et sous les traits de sa communauté souffrante. C'est la difficulté de croire sans avoir vu, de tout miser sur la parole du Maître.

Tensions, enfin, au niveau de la mission.

À qui, en effet, Jésus confie-t-il le message universel ? – à ceux et à celles qu'il vient de trouver incrédules, entêtés, lents à croire. Pourtant "il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu". Porteurs d'une nouvelle bouleversante pour le monde, nous portons en même temps le poids de nos lenteurs, de nos velléités, de nos réticences et de nos reprises. Jésus nous confie la flamme qui peut allumer dans le monde l'incendie de la charité, mais nous la portons "dans des vases d'argile".
L'amour du Christ, toutefois, est si fort, si personnel, si rédempteur, qu'il nous interdit de nous laisser paralyser par notre misère. La mission est là, belle, urgente, décisive, et "il est fidèle, le Dieu qui nous a appelés à la communion de son Fils".

C'est encore lui qui fera cela.

Père Jean

 

Et pour aller plus loin avec Benoit XVI : Exhortation apostolique Verbum Domini

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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 20:09

7 présidents d'associations s'expriment le 12 avril 2012 !

À la veille des élections, des chrétiens alertent sur les urgences sociales : aggravation de la pauvreté, de l’exclusion et de la précarité - augmentation du chômage et des inégalités - accès de plus en plus difficile au logement - amplification de la solitude - affaiblissement des valeurs de solidarité et d’hospitalité - expulsion d’étrangers et de sans papier - détérioration de l’environnement…

 

Invitation 12 04 2012

 

Jeudi 12 avril 2012 de 19 h à 21 h au Temple de l’Étoile
54-56, avenue de la Grande Armée
75 017 Paris -
Métro Argentine

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Plusieurs personnalités, chrétiennes ou non, interviendront :

- Denis Viénot, président de Chrétiens en forum - Des chrétiens ont dit…
- François Soulage, président du Secours Catholique - Jeunes et précarité
- Bruno Dardelet, président de la Société de Saint-Vincent-de-Paul - Les solitudes
- Pierre-Yves Madignier, président d’ATD-Quart Monde - L’exclusion
- Patrick Peugeot, président de la Cimade - Les migrations
- Gilles Vermot-Desroches, président des Scouts et Guides de France - Habiter autrement la planète
- Guy Aurenche, président du CCFD Terre solidaire - Les solidarités internationales
- François Ernenwein, rédacteur en chef à La Croix - Présidentielle et enjeux sociaux
- Yann Raison du Cleuziou, administrateur de Confrontations AIC - Conclusions

Animation : Dominique Gerbaud, président de Reporters sans frontières

Téléchargez l'invitation en cliquant ici => Invitation

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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 19:21

Méditation de Benoît XVI à l'occasion de la vénération du Saint Suaire de Turin

Chers amis,

C'est pour moi un moment très attendu. En diverses autres occasions, je me suis trouvé face au Saint-Suaire, mais cette fois, je vis ce pèlerinage et cette halte avec une intensité particulière: sans doute parce que les années qui passent me rendent encore plus sensible au message de cet extraordinaire Icône; sans doute, et je dirais surtout, parce que je suis ici en tant que Successeur de Pierre, et que je porte dans mon cœur toute l'Eglise, et même toute l'humanité. Je rends grâce à Dieu pour le don de ce pèlerinage et également pour l'occasion de partager avec vous une brève méditation qui m'a été suggérée par le sous-titre de cette Ostension solennelle: « Le Mystère du Samedi Saint ».

On peut dire que le Saint-Suaire est l'Icône de ce mystère, l'Icône du Samedi Saint. En effet, il s'agit d'un linceul qui a enveloppé la dépouille d'un homme crucifié correspondant en tout point à ce que les Evangiles nous rapportent de Jésus, qui, crucifié vers midi, expira vers trois heures de l'après-midi. Le soir venu, comme c'était la Parascève, c'est-à-dire la veille du sabbat solennel de Pâques, Joseph d'Arimathie, un riche et influent membre du Sanhédrin, demanda courageusement à Ponce Pilate de pouvoir enterrer Jésus dans son tombeau neuf, qu'il avait fait creuser dans le roc à peu de distance du Golgotha. Ayant obtenu l'autorisation, il acheta un linceul et, ayant descendu le corps de Jésus de la croix, l'enveloppa dans ce linceul et le déposa dans le tombeau (cf. Mc 15, 42-46). C'est ce que rapporte l'Evangile de saint Marc, et les autres évangélistes concordent avec lui. A partir de ce moment, Jésus demeura dans le sépulcre jusqu'à l'aube du jour après le sabbat, et le Saint-Suaire de Turin nous offre l'image de ce qu'était son corps étendu dans le tombeau au cours de cette période, qui fut chronologiquement brève (environ un jour et demi), mais qui fut immense, infinie dans sa valeur et sa signification.

Le Samedi Saint est le jour où Dieu est caché, comme on le lit dans une ancienne Homélie : « Que se passe-t-il ? Aujourd'hui, un grand silence enveloppe la terre. Un grand silence et un grand calme. Un grand silence parce que le Roi dort... Dieu s'est endormi dans la chair, et il réveille ceux qui étaient dans les enfers » (Homélie pour le Samedi Saint, PG 43, 439). Dans le Credo, nous professons que Jésus Christ « a été crucifié sous Ponce Pilate, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers. Le troisième jour est ressuscité des morts ».

Chers frères et sœurs, à notre époque, en particulier après avoir traversé le siècle dernier, l'humanité est devenue particulièrement sensible au Mystère du Samedi Saint. Dieu caché fait partie de la spiritualité de l'homme contemporain, de façon existentielle, presque inconsciente, comme un vide dans le cœur qui s'est élargi toujours plus. Vers la fin du xix siècle, Nietzsche écrivait: "Dieu est mort ! Et c'est nous qui l'avons tué!". Cette célèbre expression est, si nous regardons bien, prise presque à la lettre par la tradition chrétienne, nous la répétons souvent dans la Via Crucis, peut-être sans nous rendre pleinement compte de ce que nous disons. Après les deux guerres mondiales, les lager et les goulag, Hiroshima et Nagasaki, notre époque est devenue dans une mesure toujours plus grande un Samedi Saint: l'obscurité de ce jour interpelle tous ceux qui s'interrogent sur la vie, et de façon particulière nous interpelle, nous croyants. Nous aussi nous avons affaire avec cette obscurité.

Et toutefois, la mort du Fils de Dieu, de Jésus de Nazareth a un aspect opposé, totalement positif, source de réconfort et d'espérance. Et cela me fait penser au fait que le Saint-Suaire se présente comme un document « photographique », doté d'un « positif » et d'un « négatif ». Et en effet, c'est précisément le cas: le mystère le plus obscur de la foi est dans le même temps le signe le plus lumineux d'une espérance qui ne connaît pas de limite. Le Samedi Saint est une « terre qui n'appartient à personne » entre la mort et la résurrection, mais dans cette « terre qui n'appartient à personne » est entré l'Un, l'Unique qui l'a traversée avec les signes de sa Passion pour l'homme : « Passio Christi. Passio hominis ». Et le Saint-Suaire nous parle exactement de ce moment, il témoigne précisément de l'intervalle unique et qu'on ne peut répéter dans l'histoire de l'humanité et de l'univers, dans lequel Dieu, dans Jésus Christ, a partagé non seulement notre mort, mais également le fait que nous demeurions dans la mort. La solidarité la plus radicale.

Dans ce « temps-au-delà-du temps », Jésus Christ « est descendu aux enfers ». Que signifie cette expression ? Elle signifie que Dieu, s'étant fait homme, est arrivé au point d'entrer dans la solitude extrême et absolue de l'homme, où n'arrive aucun rayon d'amour, où règne l'abandon total sans aucune parole de réconfort: « les enfers ». Jésus Christ, demeurant dans la mort, a franchi la porte de cette ultime solitude pour nous guider également à la franchir avec Lui. Nous avons tous parfois ressenti une terrible sensation d'abandon, et ce qui nous fait le plus peur dans la mort, est précisément cela, comme des enfants, nous avons peur de rester seuls dans l'obscurité, et seule la présence d'une personne qui nous aime peut nous rassurer. Voilà, c'est précisément ce qui est arrivé le jour du Samedi Saint: dans le royaume de la mort a retenti la voix de Dieu. L'impensable a eu lieu: c'est-à-dire que l'Amour a pénétré « dans les enfers »: dans l'obscurité extrême de la solitude humaine la plus absolue également, nous pouvons écouter une voix qui nous appelle et trouver une main qui nous prend et nous conduit au dehors. L'être humain vit pour le fait qu'il est aimé et qu'il peut aimer; et si dans l'espace de la mort également, a pénétré l'amour, alors là aussi est arrivée la vie. A l'heure de la solitude extrême, nous ne serons jamais seuls: « Passio Christi. Passio hominis ».

Tel est le mystère du Samedi Saint! Précisément de là, de l'obscurité de la mort du Fils de Dieu est apparue la lumière d'une espérance nouvelle: la lumière de la Résurrection. Et bien, il me semble qu'en regardant ce saint linceul avec les yeux de la foi, on perçoit quelque chose de cette lumière. En effet, le Saint-Suaire a été immergé dans cette obscurité profonde, mais il est dans le même temps lumineux; et je pense que si des milliers et des milliers de personnes viennent le vénérer, sans compter celles qui le contemplent à travers les images, c'est parce qu'en lui, elles ne voient pas seulement l'obscurité, mais également la lumière; pas tant l'échec de la vie et de l'amour, mais plutôt la victoire, la victoire de la vie sur la mort, de l'amour sur la haine; elles voient bien la mort de Jésus, mais elles entrevoient sa Résurrection; au sein de la mort bat à présent la vie, car l'amour y habite. Tel est le pouvoir du Saint-Suaire: du visage de cet « Homme des douleurs », qui porte sur lui la passion de l'homme de tout temps et de tout lieu, nos passions, nos souffrances, nos difficultés, nos péchés également, « Passio Christi. Passio hominis », de ce visage émane une majesté solennelle, une grandeur paradoxale. Ce visage, ces mains et ces pieds, ce côté, tout ce corps parle, il est lui-même une parole que nous pouvons écouter dans le silence. Que nous dit le Saint-Suaire ? Il parle avec le sang, et le sang est la vie! Le Saint-Suaire est une Icône écrite avec le sang; le sang d'un homme flagellé, couronné d'épines, crucifié et transpercé au côté droit. L'image imprimée sur le Saint-Suaire est celle d'un mort, mais le sang parle de sa vie. Chaque trace de sang parle d'amour et de vie. En particulier cette tâche abondante à proximité du flanc, faite de sang et d'eau ayant coulé avec abondance par une large blessure procurée par un coup de lance romaine, ce sang et cette eau parlent de vie. C'est comme une source qui murmure dans le silence, et nous, nous pouvons l'entendre, nous pouvons l'écouter, dans le silence du Samedi Saint.

Chers amis, rendons toujours gloire au Seigneur pour son amour fidèle et miséricordieux. En partant de ce lieu saint, portons dans les yeux l'image du Saint-Suaire, portons dans le cœur cette parole d'amour, et louons Dieu avec une vie pleine de foi, d'espérance et de Charité. Merci.

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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 08:00

« On ne peut donner ce qu'on n'a pas'»

Par cette phrase, saint Vincent de Paul rappelait à ses frères missionnaires, au crépuscule de sa vie, qu'il était vain de vou­loir « porter loin et près l'amour de Dieu » et « enflammer les nations » si, comme le dit saint Paul, « Je n'ai pas la chanté ». Comment en effet brûler de charité envers le prochain, si ce feu divin déposé en moi n'est pas entretenu ? La charité n'est pas à sens unique. De plus, ce n'est pas qu'une « affaire » entre Dieu et moi. Vincent ajoute : « Comment la donnerons-nous aux autres, si nous ne l'avons pas entre nous ? La charité est une charge communautaire, une mission ecclésiale car c'est le bien de tous, le bien commun et la crédibilité de notre témoignage qui sont en jeu... »

« Combien dois-je brûler moi-même de ce feu divin ? »
La prière - sous toutes ses formes - est un acte de charité : charité envers Dieu et charité envers le prochain². Elle est don, offrande, louange, appel... Elle est aussi accueil, réception, écoute et silence.

« L'amour de Dieu est si grand »
Vincent poursuit son entretien en citant saint Thomas d'Aquin qui pose la ques­tion : « Qui mérite davantage, celui qui aime Dieu et néglige le prochain, ou un autre qui aime le prochain pour l'amour de Dieu ?» Saint Thomas conclut qu'il est plus méritoire d'aimer le prochain pour l'amour de Dieu, que d'aimer Dieu sans application au prochain. Cet exemple nous dit également qu'il peut nous arriver de « négliger » Dieu, de nous détourner de Lui, de nous lasser de ce qu'il donne. C'est l'épisode biblique du « veau d'or », des ido­les et des faux dieux. C'est le syndrome des « oignons d'Egypte3 »... L'homme, avant d'aimer, d'aller vers son prochain, est-il capable d'accueillir l'amour insondable de Dieu, de le recevoir chez lui tel Abraham au chêne de Mambré, d'aller à sa rencontre ? Cet amour de Dieu est si grand que l'entendement humain ne peut le com­prendre et, ajoute Vincent : « Il faut que les lumières d'en haut nous élèvent pour nous faire voir la hauteur et la profondeur, la largeur et l'excellence de cet amour. »

Le pélican
Pour ses auditeurs, Monsieur Vincent par­lait avec simplicité et utilisait volontiers des images ou des comparaisons anima­lières, comme le faisait son ami François de Sales. En voici une très ancienne : celle du pélican. Cette image figure le Christ qui nourrit ses enfants par sa Parole et par son Pain, en donnant jusqu'à sa Vie même. Nous pouvons la voir sculptée sur les portes d'entrée des églises, sur les portes des tabernacles, ou encore repré­sentée dans les vitraux. Elle signifie que L'Église a largement reçu de Dieu. C'est pourquoi elle peut, comme le Christ Jésus, largement donner. Mais elle ne donne que ce qu'elle s'est disposée à recevoir. À l'image du pélican, nous pourrons en Conférence continuer à donner largement si nous prenons chaque jour le temps de recevoir largement de Dieu sa nourriture et donc les forces vives dans la prière, la méditation, le partage de la Parole et les sacrements renouvelables de l'eucharistie et de la réconciliation. //

 

Par Jérôme Delsinne, cm

Les cahiers Ozanam
n° 196, nov-déc 2011

_________________________________________________________________________________ 

1 Saint Vincent de Paul, conférence aux prêtres et aux frères de la Mission, le 30 mai 1659, De la charité,SV XII, 264.
2 - Deutéronome 6, 5 et Lévitique 19,18 et 34.
3 - Nombres, 11, 5-6 : « Ah ! Quel souvenir ! Le poisson que nous mangions pour rien en Egypte, les concombres,les melons, les laitues, les oignons et l'ail ! Maintenant nous dépérissons, privés de tout : nos yeux ne voient plus que de la manne ! ».

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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 23:11

Si quelqu'un se fait mon serviteur, le Père des Cieux l'exaltera !

 

"C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous."

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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 08:00

Dieu de nos Pères,
Grand et Miséricordieux,
Seigneur de la paix et de la vie,
Père de tous.
Tu as des projets de paix et non d'affliction,
Tu condamnes les guerres et Tu abats l'orgueil des violents.
Tu as envoyé ton Fils Jésus pour annoncer la paix
à ceux qui sont proches ou loin,
pour réunir les hommes
de chaque race et de chaque origine en une seule famille.
Écoute le cri unanime de tes fils,
la supplication pleine de tristesse de toute l'humanité :
plus jamais la guerre, aventure sans retour,
plus jamais la guerre, spirale de deuil et de violence ;
non à cette guerre qui est une menace
pour tes créatures dans le ciel, sur la terre et la mer.

En communion avec Marie,
la Mère de Jésus,
nous te supplions encore :
parle au cœur des responsables du destin des peuples,
arrête la logique des représailles et de la vengeance,
suggère par ton Esprit de nouvelles solutions,
des gestes généreux et honorables,
des possibilités de dialogue
et de patiente attente,
qui soient plus féconds
que les rapides décisions de guerre.
Accorde à notre époque des jours de paix.
Plus jamais la guerre.
Amen.

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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 22:04

Seigneur,

Faites de moi un instrument de votre paix.

Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Faites que je ne cherche pas tant à être consolé que de consoler,
D'être compris que de comprendre.
D'être aimé que d'aimer.

Parce que

C'est en donnant que l'on reçoit,
C'est en s'oubliant soi-même qu'on se retrouve
C'est en pardonnant qu'on obtient le pardon.
C'est en mourant que l'on ressuscite à l'éternelle vie.

 

Saint François

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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 08:00

Seigneur,
Tu as fait du bienheureux Frédéric Ozanam
Un apôtre de l’Évangile,
Émerveillé du mystère de l'Église.

A la suite de saint Vincent de Paul
Et de la bienheureuse soeur Rosalie Rendu,
Tu lui a donné de voir l'injustice et la misère de son temps.
Et tu l'as pourvu d'une énergie intérieure
Au service du pauvre et de l'homme en souffrance.

Entends les prières de nos conférences.

Entends nos prières,
Afin que nous répondions aux appels des pauvres du XXIe siècle.

Comme Tu l'as fait pour eux,
Éclaire notre regard,
Inspire nos décisions,
Envoi nous ton Esprit d'audace,
Donne nous du courage d'aller vers l'autre, mon prochain,
Augmente en nous la générosité,
Montre nous le chemin de la charité.

Seigneur, je t'en supplie, exauce nos prières !
Par Jésus le Christ, Notre Sauveur. Amen.

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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 09:00

Le pontificat de Benoît XVI, qui est déjà entré dans l’histoire grâce à son riche Magistère et une belle production littéraire (la trilogie sur Jésus de Nazareth est presque finie), restera aussi ancré dans les mémoires pour toutes les homélies prononcées par le pape, notamment celles à l’occasion des fêtes de Pâques.

« La nouvelle création dans l’histoire. Les grandes homélies de Pâques de Benoît XVI » est d’ailleurs le titre d’un nouveau recueil publié par la maison d’édition du Vatican (Libreria Editrice Vaticana), réalisé sous la conduite de Mgr Lorenzo Leuzzi, évêque auxiliaire du diocèse de Rome et directeur du Bureau chargé de la pastorale universitaire au Vicariat de Rome.

L’ouvrage, présenté mercredi dans la Salle Marconi de Radio Vatican, rassemble les trois grandes homélies prononcées par Benoît XVI, durant les veillées pascales de 2007 à 2009.

Il s’ouvre sur une préface signée le cardinal Agostino Valli, vicaire général du pape pour le diocèse de Rome, et sur une postface signée du prof Cesare Mirabelli, président émérite de la Cour Constitutionnelle.

Sa publication est une des nouvelles initiatives pastorales à destination des universitaires de Rome et d’un jeune public en général, entreprises par Mgr Leuzzi, dans le sillage de deux ouvrages antérieurs : La question de Dieu aujourd’hui. Le nouveau parvis des gentils, paru en 2010, et Elargir les horizons de la rationalité. Les discours pour l’université de Benoît XVI, paru en 2008.

Plusieurs experts de diverses disciplines étaient présents à la table-ronde de présentation du livre, introduite par le directeur italien de la chaine RadioRai1, Antonio Preziosi, et clôturée par le professeur Giuseppe Costa, directeur de la LEV (la Libreria Editrice Vaticana).

« Cet ouvrage permet d’apprécier de manière particulièrement opportune ‘ l’attention spéciale que le pape accorde aux homélies’, dans la digne tradition des Pères de l’Eglise à lui si chers », a commenté Antonio Preziosi, en reprenant les paroles de la préface du cardinal Vallini.

Le pontificat de Benoît XVI défie en effet le brouhaha de la culture postmoderne par le silence, le silence recherché de la liturgie, demandant aux hommes de notre temps la patience d’écouter, de réfléchir sans jamais crier et avant tout avec humilité (« [je suis] un modeste ouvrier dans la vigne du Seigneur » avaient été ses premières paroles, le 19 avril 2005, aussitôt après son élection).

D’ailleurs, rien de mieux qu’une homélie, qui demande silence, écoute et attention pour comprendre certaines choses et les apprécier pleinement. Dans ce contexte, à l’intérieur du cycle liturgique, la ‘prédication pascale’ se distingue depuis toujours par sa centralité catéchétique. C’est cette semaine-là, et seulement cette semaine-là que le peuple chrétien est appelé à revivre intensément, pas après pas, les mystères de la Passion, de la Mort et de la Résurrection du Seigneur.

C’est là que l’histoire de l’humanité a définitivement changé, une fois pour toutes », a commenté dans son intervention, le magistrat italien Stefano Amore, expliquant que la Résurrection a été un vrai « tournant explosif », et pas seulement pour les croyants.

En effet, a-t-il ajouté, « la possibilité même qu’un événement du genre puisse survenir a bouleversé radicalement l’histoire de la pensée humaine et la façon de se rapporter à la réalité ».

Ce qui est arrivé à Jérusalem, dans l’indifférence quasi générale de la population de l’époque, est un événement qui a « transformé » les mentalités et comportements au niveau universel, et qui a eu des répercussions concrètes aussi sur l’histoire de la justice (comme le pape l’écrit dans son encyclique Spe Salvi), et le concept de ‘justice’, pour tous les hommes jusqu’à nos jours.

Depuis, l’agnostique et l’athée plus militants doivent se confronter à cette bouleversante question : « Et si c’était vrai? ». Ce n’est pas un hasard si, tant de grands penseurs des siècles suivants, de l’époque moderne aussi (comme Blaise Pascal (1623-1662)) ont littéralement « misé » toute leur vie sur la possibilité que cette question soit plausible.

Maria Carmela Benvenuto, qui est professeur à l’université la Sapienza de Rome, est à son tour intervenue dans la discussion, s’arrêtant sur la pensée moderne de divers grands auteurs contemporains, pour mettre en évidence les désordres que peut provoquer un « siècle fatigué » de rechercher la vérité, affirmant que cette « lassitude » peut engendrer un vide porté à l’extrême et conduire à un athéisme de masse, source des pires catastrophes.

Selon Giovanni Lo Storto, directeur général adjoint de la Libre Université internationale des études sociales (LUISS)-Guido Carli, les hommes d’aujourd’hui manifestent leur besoin « d’eau vive » , soit de « vérité », et ce n’est que dans la revalorisation d’une « fête centrale et unique » comme celle de Pâques qu’ils peuvent « trouver des réponses convaincantes ».

Et c’est pourquoi, a-t-il expliqué, que Benoît XVI dépense autant d’énergie aux textes de ses homélies pour le grand triduum pascal, et qu’il met autant de soin.

« Les homélies, je vous recommande les homélies », a alors pris la relève le directeur de la LEV, Giuseppe Costa qui a défini le travail du pape « une œuvre patiente et reconstructrice » pour l’homme postmoderne, apparemment repu de tant de loisirs matériels, ludiques, et centrés sur le bien être, mais néanmoins souvent blessé spirituellement et moralement, égaré au point de préférer la mort ou les dépendances autodestructrices (drogue, alcool etc.) à la vie.

Cette œuvre de reconstruction, a-t-il ajouté, le pape l’entreprend avant tout par la « parole », sa parole « vivante », puis beaucoup par écrit, pour arriver directement aux cœurs des personnes. Ce que confirment les nouveaux records d’affluence à ses audiences générale, mais dont, étrangement, a-t-il relevé, les medias, pourtant toujours à la recherche de nouvelles, ne parlent jamais.

L’ouvrage sur ses homélies de Pâques entrent dans le cadre des nombreuses initiatives d’études et d’approfondissement prévues pour l’Année de la Foi, proclamée par Benoît XVI par un récent proprio Porta Fidei, à partir du 11 octobre prochain, sous l’objectif de faire redécouvrir au plus grand nombre de personnes, surtout en Europe, la vérité et la beauté d’une vie authentiquement chrétienne.

L'année prochaine, la LEV a prévu la publication d’un nouveau recueil sur les grands discours annuels du pape à la Curie romaine, prononcés à l’occasion des fêtes de Noël.

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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 08:57

Nous te rendons grâce, Seigneur !

Pour la main tendue
quand le découragement nous guette,
pour la générosité suscitée
par le désir d'aider ceux qui ploient sous leur fardeau,
pour le regard plein de tendresse
qui réchauffe le coeur,
pour ces pardons
qui nous rapprochent,
pur cet amour
qui réveille notre goût de vivre.

Nous te rendons grâce, Seigneur !

Pour le pain de ta Parole
qui rassasie notre faim de te connaître,
pour ton Corps et ton Sang
qui nous donnent de communier à ta Vie,
pour ton Église,
signe de ta présence et de ton amour au milieu du monde,
pour ton Esprit
qui se joue de nos peurs
et nous donne le goût de faire du neuf.

Nous te rendons grâce, Seigneur !

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