Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 19:14

Sans cesse, Dieu nous invite à nous convertir !

 

Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ?' Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas.' »

 

 

 

Pilate, Siloé, le figuier

                                                                                                                        Lc 13,1-9

 

Dans cette page d'évangile, Luc regroupe trois paroles de Jésus, plus exactement deux paroles et une parabole, qui pointent toutes dans la même direction: toutes trois soulignent la nécessité de se convertir quand il est temps, quand il est encore temps.

 

Au point de départ: trois situations assez différentes :

- les Galiléens sont morts à cause de la cruauté de Pilate;

- les dix-huit personnes ensevelies dans les décombres de la tour de Siloé, à Jérusalem, sont mortes par malchance: elles se sont trouvées au mauvais endroit au mauvais moment;

- mais le figuier, lui, va mourir, coupé, de guerre lasse, par le propriétaire, parce qu'il est resté improductif durant quatre années, parce qu'il "occupait le terrain pour rien".

 

L'enseignement de Jésus est tout en nuances.

Pour le premier épisode, Jésus réagit à une mauvaise nouvelle qu'on lui annonce, et il pose lui-même la question: "Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que les autres Galiléens, pour avoir subi pareil sort?" La réponse suit immédiatement, en deux temps: d'une part personne ne peut dire: telle souffrance, telle mort a été pour tel homme un châtiment; d'autre part personne ne peut ôter à Dieu le pouvoir de rendre à chacun selon ses œuvres.

Pour le second épisode, Jésus renchérit lui-même en rappelant la catastrophe de Siloé; et l'enseignement est le même: leur dette n'était pas plus grande; ne voyez pas dans leur mort un châtiment, mais vous, acceptez la conversion.

Quant à la parabole du figuier, elle ne fait état ni d'une cruauté ni d'une catastrophe; elle décrit nos lenteurs, et la stérilité de l'Évangile à certains moments de notre vie.

 

Nous occupons le sol, nous épuisons la terre, pour quelle fécondité? Le maître, de temps à autre, vient chercher des fruits pour son Église, les fruits de la charité active ou les fruits du vrai silence, et qu'avons-nous à lui donner?

Nous profitons du terreau de l'Église, des sacrements de la foi, des richesses de la vie fraternelle et du dévouement des frères et des sœurs; pour quelles fleurs de paix, pour quels fruits de joie?

La question du Seigneur, comme dans toutes ses paraboles, est à la fois douce et radicale.

Si radicale que nous ne cesserons jamais de l'entendre jusqu'au moment de la grande rencontre et quelles que soient la vigueur et l'authenticité de notre réponse quotidienne. Mais dans cette exigence même le Seigneur nous révèle toutes les ressources de sa douceur. Et c'est là que la parabole complète les deux paroles précédentes en apportant un élément essentiel pour notre espérance: le sursis.

Nous sommes en sursis, nous restons en sursis tout au long de notre vie, en vue d'un sursaut de vigueur, d'un renouveau de fécondité, parce que Dieu ne se résigne jamais à la mort.

 

Jésus vigneron s'attelle lui-même au travail de notre conversion: il bêche sa vigne, souvent, et il ajoute à chaque fois quelque poignées d'un engrais dont il a le secret, un engrais spirituel à base d'humilité, de simplicité et de courage, avec une bonne dose de confiance.

 

Demandons à la Vierge toute sainte, les uns pour les autres, en vue de ce travail de vérité et de conversion, l'aide de sa prière. En elle "la grâce de Dieu n'a pas été stérile". Nous la chantons, au Carmel, comme la Vigne fleurie, la Vigne généreuse. Qu'elle nous aide à dire oui, le oui qui rend nos vies porteuses de Dieu, fécondes pour Dieu.

Père Jean

 

Saint Vincent nous encourage à vivre "ces vertus de base" simplicité et humilité

Saint Vincent dit : L’esprit de Jésus-Christ est un esprit de simplicité qui consiste à dire la vérité, à dire les choses comme elles sont, sans rien dissimuler ni cacher et en référant à Dieu seul. Saint Vincent est convaincu de l’importance de la simplicité, il dit qu’elle est la vertu que j'aime le plus et à laquelle je fais plus d'attention dans mes actions (SV I, 284). Dieu aime les personnes simples (Cf. SV IX, 391). Le vincentien s’efforce de vivre cette simplicité puisque c’est le chemin qui nous rend semblables à Dieu et nous met en relation proche et fraternelle avec les pauvres.

Le style de vie simple nous permet d’établir des relations faciles entre nous, de nous connaître rapidement, de nous approcher des pauvres, d’être authentiques, cohérents et fidèles à nos engagements. La simplicité nous engage à la vérité, à la dénonciation de tout ce qui est mensonge et duplicité.

L’humilité c’est le fondement de toute perfection évangélique et le chemin qui nous conduit à la sainteté. Saint Vincent centre son attention sur l’humilité de Jésus-Christ qui, par amour pour nous, prit notre condition humaine et se présenta comme le modèle de l’humilité par excellence. L’humilité se manifeste par l’attitude reconnaissante pour les dons reçus et nous mène, d’autre part, à tout voir, dans notre vie, comme grâce. Elle se concrétise aussi par une maturité spirituelle qui conduit la personne à vivre «en attitude de servante», dans une volonté de s’engager dans d’humbles actions au service des pauvres. Finalement elle se manifeste par le désir effectif de se laisser évangéliser par les pauvres «nos seigneurs et nos maîtres». Sans l’humilité, l’approche du pauvre et la collaboration dans l’équipe serait impossible.

 

Que signifie aujourd’hui mener une action et une vie simple et humble pour que les pauvres puissent nous reconnaître comme leurs serviteurs sans se sentir offensés ou agressés ?

 

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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 12:19

Le jeudi 28 octobre prochain à 19h40, la chaine de télévision KTO diffuse une émission sur la famille, la solitude...

 

Les conférences St Vincent de Paul seront mises à l'honneur, particulièrement celle d'Avon.

 

Egalement sur le net www.ktotv.com

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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 16:14

 

Pourquoi aimer le pauvre ?

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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 16:13

 

Le pauvre, qui est-il ?

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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 16:00

"Ce n’est qu’à travers le mystère du Coeur blessé du Christ que celui qui aspire au bonheur authentique et durable peut en trouver le secret " (Jean-Paul II)

 

Le Coeur

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Toutes les cultures ont reconnu dans le cœur le centre de la vie, l’organe dont le rythme régulier scande chaque instant de l’existence. Le cœur accompagne l’homme dans ses relations : il bat au rythme de ses sentiments les plus profonds, les plus secrets, marqués par l’amour. Le cœur apparaît comme quelque chose capable de s’ouvrir pour recevoir et se donner dans une relation, ou se condamne à se fermer.

La Bible parle du cœur pour exprimer le lieu le plus intime de l’homme, où siège son être intérieur : ses sentiments, ses élans et ses désirs, mais aussi sa mémoire, sa volonté et son intelligence : on ne connaît qu’avec le cœur. Le cœur est le tout de la personne, son “jardin secret” que nul ne connaît, sinon Dieu seul. C’est le cœur qui cherche Dieu : voilà pourquoi c’est dans le cœur que Dieu se laisse trouver, car Dieu habite le cœur de l’homme.

 

Le Message de Paray-Le-Monial

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Le cœur est le tout de la personne. Ainsi, parler du Cœur de Jésus n’est évidemment pas discourir à propos de son organe cardiaque... Néanmoins, c’est bel et bien pénétrer dans le mystère de Dieu qui prend corps, se fait homme sans pour autant cesser d’être Dieu. Dès la Pentecôte, les apôtres l’ont reconnu comme, à la fois, véritablement Dieu et véritablement, totalement et parfaitement homme. Au point que l’amour que l’homme Jésus porte à son Père et aux hommes, ses frêres, est l’amour divin lui-même : amour parfait, insondable, toujours premier, inconditionnel, inlassable et tout entier miséricordieux, souffle intime de la vie qui reçoit pour nom : Esprit de Dieu. Dieu nous aime. En créant l’homme, il l’a voulu digne d’amour et capable d’amour : il lui a façonné un cœur. Que ce cœur se ferme et l’homme meurt de ne plus être aimé et de ne plus être capable d’aimer. Dieu refuse que le dernier mot de l’homme soit dans cette mort ! En Jésus, ce dernier mot est prononcé dans un cœur ouvert, alors même que la mort croyait le tenir en son pouvoir. Le Cœur transpercé du Christ est le signe paradoxal de la victoire de l’amour sur la mort. Ce geste est un appel lancé pour que notre cœur uni à celui du Christ s’ouvre pleinement et résolument à l’amour, et retrouve par là toute la saveur de la vie.

 

La blessure du Cœur de Jésus.

Il est étonnant de voir que le Christ ne se plaint pas tant du péché que de l’indifférence des hommes, une indifférence qui les ferme à l’offrande de Jésus sur la Croix et la rend comme inutile. C’est pour cela que le message de Paray-le-Monial contient un appel à la réparation et à la consolation du Cœur de Jésus. Réparer = aimer pour ceux qui n’aiment pas. Chaque fois que nous posons un acte d’amour, mystérieusement, c’est tous les hommes qui en reçoivent les conséquences. Consoler = à la suite de Marguerite-Marie, des chrétiens qui le désirent contemplent chaque premier jeudi soir du mois Jésus en agonie au jardin des Oliviers. L’Église recherche sans cesse cette heure perdue dans le jardin des oliviers, perdue par Pierre, Jacques et Jean, pour réparer cette désertion et cette solitude du Maître qui a accru sa souffrance... Jésus nous permet en quelque sorte de le retrouver continuellement dans cette heure écoulée et irréversible, humainement parlant, et, comme jadis il nous invite à prendre part à la prière de son Cœur qui embrasse toutes les générations d’hommes (C. Wojtyla [1]) Qui veut comprendre l’histoire et la notoriété de Paray-le-Monial doit remonter fort loin, au-delà de la fondation de ses monuments, dans le pays de Judée, en Palestine, il y a 2000 ans...

 

1200 ans encore auparavant, un peuple, les fils d’Israël, s’installe au pays de Canaan. Il professe la foi en un Dieu unique qui l’a sauvé de l’esclavage du pays d’Égypte pour les conduire sur cette terre de liberté. Uni à Dieu par l’écoute de sa Parole, une longue histoire commence, qui va marquer l’humanité tout entière.

 

Entre l’an -4 et -7 naît à Bethléem un enfant nommé Jésus,de Marie, sa mère, épouse de Joseph, charpentier de Nazareth. À 30 ans, Jésus parcourt la Palestine avec ses disciples et douze apôtres qu’il s’est choisis : il se présente comme le Fils de Dieu venu dans le monde pour appeler les pécheurs ? une vie de liberté, annonçant la Bonne Nouvelle du Salut, guérissant les malades et pardonnant les péchés.

 

« Venez à moi, vous qui peinez et ployez sous le poids du fardeau, et moi je vous soulagerai ! Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. »
(Mt 11,28-29)

 

Sur le point d’être livré et cloué en croix, Jésus réunit ses apôtres pour célébrer avec eux le repas de la Pâque. Pendant ce repas, Jésus offre son Corps et son Sang pour le rachat de l’humanité et son entrée dans la vie éternelle.

 

"Après la mort de Jésus sur la croix, comme c’était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier puis du deuxième des condamnés que l’on avait crucifiés avec Jésus. Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté, et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. "  (év. selon St Jean 19,31-34)

 

De l’amour jaillit la vie !

" Si quelqu’un a soif qu’il vienne à moi et qu’il boive, celui qui croit en moi ! Comme dit l’écriture : "Des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur. En disant cela, Jésus parlait de l’Esprit Saint, l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en lui " Sur le Golgotah s’accomplit ce jour-là la prophétie de Zacharie : " Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. "

Désormais et jusqu’à la fin des temps, attirés jusqu’à la croix où pend Jésus, Révélateur et Témoin de la tendresse de Dieu, innombrables seront ceux qui savent qu’un cœur est ouvert, source inépuisable à laquelle tous sont appelés à boire avec joie.

 

Le troisième jour après sa mort, les apôtres se rendent au tombeau et le découvrent vide. Jésus ressuscité apparaît "à plus de cinq cents frères ", dira saint Paul, et notamment aux apôtres. Il les envoient proclamer par toute la terre l’évangile du Salut.

 

Le jour de la Pentecôte, les Apôtres font l’expérience de l’amour infini de Dieu pour eux-mêmes et pour tous les hommes c’est " l’effusion de l’Esprit-Saint ". Poussés intérieurement par l’Esprit et par le Christ vivant en eux, les Apôtres partent annoncer l’évangile dans le monde entier.

 

Le XVIIe siècle connaît une impressionnante efflorescence spirituelle. À Paray-le-Monial, Marguerite-Marie y prend sa place, dans le sillage des grands témoins de l’Amour.

 

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Personnages de la fresque stylisés et numérotés

1. L’apôtre St Jean 2. St François d’Assise 3. Charles de Foucault 4. St Claude la Colombière 5. St Jean Eudes 6. La Vierge Marie 7. St Paul 8. St François de Sales 9. Le Père Matéo 10. Ste Jeanne de Chantal 11. Ste Marguerite-Marie

 

Nombreux sont ceux qui, au long de l’histoire, ont entendu l’évangile du Christ et ont répondu à l’appel de son Cœur par leur témoignage. St Jean, le premier, repose la tête sur la poitrine de Jésus au moment où celui-ci va être livré. Entendant battre ce cœur, le disciple fait l’expérience de l’abîme d’amour par lequel Jésus sauve l’humanité. (d’après les dialogues de Ste Catherine de Siennes)

 

St Thomas, incrédule, mettra le doigt dans les plaies des mains et du côté transpercé du Christ ressuscité. Bouleversé, il s’écrie : "Mon Seigneur et mon Dieu !" Jésus lui dit : "Parce que tu me vois, tu crois. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. " (Jn 20,28-29) St Paul, apôtre du mystère insondable de l’amour de Dieu pour les hommes, sera spécialement envoyé proclamer l’évangile aux païens : "Que le Christ habite en vos cœurs par la foi et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour. " (Ephésiens 3,17)

 

"Nous avons été taillés dans le Coeur du Christ comme pierres arrachées du rocher (...), lui qui verse l’eau vive dans le cœur de ceux qui, en lui, aiment le Père en toute chose et étanche la soif de ceux qui veulent boire aux sources de la Vie. "
St Justin

 

St François d’Assise (XIe s.) entend l’appel radical de l’évangile à n’avoir pour seule richesse que l’amour du Christ : " L’Amour de Dieu seul suffit. Mais l’Amour n’est pas aimé ! " Tellement uni à son Dieu, il sera marqué jusqu’en son corps par les plaies de l’Amour.

À Ste Catherine de Sienne. Jésus confie : " tu découvres le secret du cœur puisqu’il te montre que je vous aime plus que je ne saurais le prouver avec une souffrance finie (...) c’est pour vous le faire connaitre que j’ai voulu que du sang et de l’eau jaillissent de mon côté. " Dès le XIIIe siècles, les grandes mystiques allemandes contemplent particulièrement le Christ au côté transpercé.

 

Ste Lutgarde (1246), oblate bénédictine d’origine flamande, reçoit la vision du Christ lui demandant son coeur : " Accordez à mon coeur, lui répond-elle, l’amour de votre propre Coeur ; qu’en vous, je conserve mon coeur bien à l’abri, et, pour toujours, sous votre protection."

 

À Ste Mechtilde de Magdebourg ( 1270), jeune moniale allemande, Jésus dit : "Toutes les souffrances et les mépris [que j’ai endurés] ne furent qu’un coup frappé à la porte du Ciel, jusqu’à ce que le Sang de mon Coeur fut répandu sur la terre ; alors seulement fut ouvert le Royaume des Cieux.

 

Ste Gertrude ( 1302) demande au Christ pourquoi avoir gardé si longtemps le silence au sujet du mystère de son Coeur. Jésus répond : " La douce éloquence des battements de mon Cœur est réservée aux temps modernes, afin que le monde vieillissant puisse s’y réchauffer. "

Le XVIIe siècle connaît une impressionnante efflorescence spirituelle. À Paray-le-Monial, Marguerite-Marie y prend sa place, dans le sillage des grands témoins de l’Amour.

Apparition du 27 décembre 1673

" Mon divin cœur est si passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre. "

 

Grande apparition, de juin 1675

" Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes " Dans une communication plus personnelle, Jésus demande à Marguerite-Marie de l’accompagner chaque jeudi soir, durant une heure, pour participer à son agonie à Gethsémani. Il lui dit : "C’est ici où j’ai le plus souffert qu’en tout le reste de ma Passion (...) ; il n’y a point de créature qui puisse comprendre la grandeur des tourments que je souffris alors".

 

Marguerite-Marie n’a pas "inventé" la dévotion au Sacré Cœur. Celle-ci se déploie particulièrement au XVIIe siècle et prépare la mission que Jésus lui confiera.

St Jean Eudes (1601 -1680) missionnaire au cœur de feu, travaille ardemment à la réforme du clergé. Aux prêtres de la congrégation qu’il a fondée, il écrit : " Il nous faut apprendre de notre divin Docteur, qui est Jésus, à être humbles non seulement d’esprit mais de coeur. " Il composera la première messe en l’honneur des coeurs de Jésus et Marie.

 

Lettre de Marguerite-Marie au Père Croiset :

" La première grâce particulière qu’il me semble avoir reçue pour cela, ce fut un jour de saint Jean l’Évangéliste qu’après m’avoir fait reposer plusieurs heures sur cette sacrée poitrine, je reçus de cet aimable Coeur des grâces dont le souvenir me met hors de moi-même. Après cela, ce divin Coeur me fut présenté comme dans un trône de flammes, plus rayonnant qu’un soleil et transparent comme un cristal, avec cette plaie adorable, et il était environné d’une couronne d’épines, qui signifiait les piqûres que nos péchés lui faisaient, et une croix au-dessus qui signifiait que dès les premiers instants de son Incarnation, c’est-à-dire que dès lors que ce sacré Coeur fut formé, la Croix y fut plantée, et il fut rempli dès ces premiers instants, de toutes les amertumes que devaient lui causer les humiliations, pauvreté, douleurs et mépris que la sacrée humanité devait souffrir, pendant tout le cours de sa vie et en sa sainte Passion… ».

 

Un autre témoin du Cœur de Jésus a marqué de sa présence discrète et rayonnante Paray-le-Monial : Claude la Colombière, jésuite, qui fut le confesseur de Marguerite-Marie.

La chapelle de La Colombière se trouve sur la droite en sortant de la Visitation, à 100 m. Elle est confiée à la garde de la communauté des Pères de la Compagnie de Jésus résidant à Paray-le-Monial.

 

Bâtie en 1930, juste après la béatification de Claude La Colombière, le 16 juin 1929. Son style rappelle les Basiliques de Fourvières (Lyon) et de Montmartre (Paris) par les mosaïques nombreuses et les vitraux.

 

Au début du XVIIe siècle, Paray-le-Monial compte un nombre important de protestants. Des Pères jésuites résident alors de temps en temps dans la ville à partir de 1618 pour prêcher la foi catholique. Ils s’y établissent définitivement à partir de 1651. Le Père Claude La Colombière fut supérieur de la petite résidence pendant 18 mois, en 1675-1676, et revint à Paray pour y mourir en 1682, à l’âge de 44 ans. Il fut confesseur de Marguerite-Marie, envoyé par Dieu comme son " fidèle serviteur et parfait ami. "

 

La grande fresque de l’abside relate la vision de Marguerite-Marie du 2 juillet 1688, deux ans avant sa mort Le Christ siège au sein de flammes qui représentent le feu brûlant de son amour. À droite, Marie a le visage tourné vers Marguerite-Marie. Elle lui confie ce message : les sœurs de la visitation doivent promouvoir la dévotion au Cour de Jésus, mais les jésuites sont chargés d’expliquer théologiquement le mystère du Cœur de Jésus. Cette phrase est transcrite au bas de la fresque. Les anges présentent tous des images du Sacré Cœur, que Jésus a demandé que l’on dessine pour les répandre dans les foyers chrétiens.

 

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Châsse de Sainte Marguerite-Marie : ses ossements sont enveloppés dans une effigie de cire et de coton revêtue de l’habit de l’Ordre au XVIIe siècle. Cette chasse date de sa béatification en 1864. Décédée le 17 octobre 1690, Marguerite-Marie fut canonisée en 1920.

Au-dessus de la châsse, un tableau représente une autre vision de Marguerite-Marie : au moment de communier des mains du Père la Colombière, elle a la vision des trois cœurs : le plus grand est celui du Christ, uni désormais aux deux plus petits que sont ceux de Marguerite-Marie et de Claude.

 

La prière de Saint Claude.

" Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous.

Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous. Enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour duquel vous m’avez inspiré le désir.

Je sens en moi une grande volonté de vous plaire et une grande impuissance d’en venir à bout sans une grande lumière et un secours très particulier que je ne puis attendre que de vous.

Faites en moi votre volonté, Seigneur je m’y oppose, je le sens bien mais Je voudrais bien, ce me semble, ne pas m’y opposer. C’est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ. Vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification si je me fais saint cela me parait plus clair que le jour. Mais ce sera pour vous une grande gloire et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Amen. "

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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 15:58

Hombourg_Sacre-coeur_et_Ste_Marguerite-Marie-Alacoque.jpg

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Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 15:52

Jésus disait à ses disciples : « Je vous le déclare : Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu.
« Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.
« Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire. »

 

Lc 12, 8-12

 

L'Évangile, aujourd'hui, rapproche trois paroles de Jésus, qui évoquent tour à tour le rôle des trois personnes divines : 

- le Père, Dieu du jugement ultime (v.8-9) et du pardon (v.10) ;

- Jésus, le Fils de l'Homme, que l'on peut confesser dans la foi, mais aussi renier ;

- l'Esprit Saint, qui inspire notre parole de témoins, mais contre qui l'homme, dans sa folie, peut blasphémer.

 

Il n'est pas facile de préciser, à partir des Évangiles, ce qu'est le blasphème contre l'Esprit.

 

Dans l'épisode de Béelzéboul (Mc 3,28s), ce blasphème consiste à prétendre que Jésus est habité par l'esprit du mal, alors même qu'il chasse les démons. Résister à l'Esprit, c'est donc contester la puissance efficace de Dieu, c'est nier sa volonté de salut, c'est discréditer les envoyés de Dieu, comme Étienne le reprochera à ses adversaires, quelques instants avant d'être lapidé: "Nuques raides, oreilles et cœurs endurcis, toujours vous résistez, vous, à l'Esprit, l'Esprit Saint. [..] Lequel des prophètes vos pères n'ont-ils pas persécuté?" (Ac 7,51s).

Jésus comprenait et était prêt à tolérer qu'on se méprenne sur sa personne; mais il s'est montré sévère pour ceux qui refusaient de voir en lui l'Esprit Saint à l'œuvre. Sa parole sur le blasphème a été par la suite lue à plusieurs niveaux, à la lumière des difficultés apparues dans la vie de l'Église.

On a compris "la parole contre le Fils de l'Homme" comme le rejet de Jésus par ses contemporains durant son ministère, et ce rejet était pardonnable; et l'on a pensé que le blasphème contre l'Esprit Saint, faute irrémissible, consistait à récuser Jésus alors que l'Esprit Saint, donné à la Pentecôte, était visiblement à l'œuvre, accompagnant les disciples, authentifiant leur prédication et les fortifiant dans leur martyre.

Un peu plus tard, Origène expliquera, avec d'autres Pères de l'Église: "Parler contre le Fils de l'Homme, c'est pardonnable, parce que c'est le fait de non-croyants, avant le baptême; parler contre le Saint-Esprit, c'est une apostasie impardonnable de la part de ceux qui sont devenus des disciples du Christ", (cf. Hb 6,4-6).

 

La parole, sévère, sur le blasphème contre l'Esprit Saint, doit, bien sûr, se comprendre à partir de l'enseignement de Jésus sur le désir de pardon qui habite le cœur de Dieu. Jamais Dieu ne ferme son cœur à un fils qui se repent et qui prend le chemin du retour. Le péché impardonnable, ce n'est pas le simple refus du message de Jésus ou du témoignage de ses disciples, car bien des hommes s'en détournent loyalement, mais c'est la persistance dans une attitude volontaire de refus ou de rejet, alors que la lumière de Jésus a déjà pénétré le cœur de l'homme et que l'homme a perçu déjà à quel choix de vie l'invite l'Esprit de Dieu.

La lumière est toujours proposée, mais l'homme peut préférer ses ténèbres.

Le pardon est toujours ouvert, mais l'homme peut toujours librement s'y fermer.

Rien n'est irréversible dans le cœur de Dieu, mais la solitude de l'homme peut durer aussi longtemps que ses refus.

 

Jésus, dans son enseignement, aimait opposer deux attitudes, pour rappeler à tous le devoir de choisir. Les deux fils (Lc 15,11-32; Mt 21,28-30), le bon arbre et l'arbre mauvais (Lc 6,43s), le trésor de l'homme bon et le mauvais fond du mauvais (6,45), la maison sur le roc et la maison sur le sable (6,47s): autant d'images par lesquelles Jésus replaçait chaque disciple devant des options courageuses.

Nous avons parfois du mal à concilier l'immense miséricorde de Dieu et ces appels de Jésus à une attitude responsable. Jésus, lui, affirme avec force les deux à la fois, et il ne renonce jamais à nous proposer les nécessaires dépassements, car il veut nous donner la force d'accomplir ce qu'il nous commande.

Sa pédagogie est exigeante, mais nous y voyons, dans la foi, un signe de son amour et de sa volonté de nous faire vivre. Son propos est clair, pour nous qui croyons à sa bonté; mais cela ne nous autorise à aucun jugement sur le prochain. Seul Dieu pourrait dire d'un homme: "son refus est coupable, il blasphème contre l'Esprit Saint", parce que seul le regard de Dieu peut sonder "ce qui est en l'homme" (1 Co 2,11). Seul Dieu est capable de juger, parce que son amour va aussi loin que sa connaissance, et même lorsque nous voulons nous juger nous-mêmes, nous sommes renvoyés immédiatement à cet amour qui prend en Dieu sa source. Mais nous avons mieux à faire: ce qui nous revient, et ce qui fait notre bonheur, c'est de rester ouverts à la parole dérangeante de Jésus, vulnérables à ses invitations, et spontanément à l'écoute de son Esprit.

 

Père Jean

 

 

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Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 21:48

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles, et qui t’a nourri de son lait ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

 

 

   Lc 11,27-28

"Bienheureuse celle qui t'a porté et allaité"

 

Pour une fois l'Évangile nous rapporte la réaction d'une femme à la prédication de Jésus. Elle élève la voix du milieu de la foule et s'écrie: "Bienheureuse celle qui t'a porté et allaité!"

 

La femme ne réagit pas d'abord à propos du contenu de l'enseignement de Jésus; elle ne dit pas non plus ce qui l'a frappée dans sa personne, mais elle se compare instinctivement à une autre femme, à cette mère qui a eu la chance d'enfanter puis d'élever un tel fils: "Qu'elle peut être fière, cette femme-là, d'avoir un garçon comme toi!"

Réaction maladroite? Réaction naïve? Peut-être, mais c'est la réaction profondément humaine d'une femme pour qui chaque maternité est le début d'un grand rêve, et qui réalise sa vie à travers le destin de ses enfants.

Jésus, bien loin de repousser cette brave femme, saisit au bond ce qu'elle vient de crier, et il va s'en servir pour préciser une fois de plus le sens de sa mission, en apportant deux correctifs importants.

 

Tout d'abord le bonheur qu'il apporte n'est pas réservé à une femme, mais ouvert à tous les

croyants.

Le secret de sa naissance, l'initiative inouïe prise par Dieu dans la vie de Marie, les merveilleuses années de Nazareth, ce n'est pas cela que Jésus veut souligner, car c'est le versant admirable et indicible de la vie de Marie. Ce que la femme a crié, bien des femmes sans doute le pensaient, mais ce n'est pas ainsi que Jésus se représentait la sainteté et le bonheur de sa propre Mère.

Certes le destin de Marie était exceptionnel. La Mère du Messie ne pouvait être qu'unique; la  Mère du Fils de Dieu ne pouvait être qu'une femme intensément aimée, éternellement choisie, amoureusement préparée. Mais cela, c'était l'affaire de Dieu seul, c'était le sillage laissé sur la terre des hommes par le dessein de Dieu. Ce que Jésus avait à cœur à propos de sa Mère, c'était de mettre en lumière non pas tant l'inouï de son destin que la qualité de sa réponse à Dieu. Marie a porté et nourri Jésus: en cela elle n'est pas imitable, et sa béatitude n'est pas partageable. Mais ce qu'il y a de quotidien et d'imitable dans l'attitude de Marie, voilà ce que Jésus veut retenir pour l'universaliser: "Heureux ceux, heureux tous ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent!"

 

C'est encore un portrait de sa Mère, mais c'est celui-là que Jésus préfère, car devant cette attitude de la Servante du Seigneur repassant en son cœur les paroles de Dieu jusqu'à ce qu'elle s'accomplissent, chaque fils, chaque fille de Dieu peut se dire: "Je peux lui ressembler, je vais lui ressembler"; et cette icône-là, celle que Jésus avait dans les yeux et le cœur, garde avec nous tous un air de famille.

 

Au fond, la femme, dans la foule, ne se trompait pas en passant du Fils à la Mère, en liant la Mère au destin de son Fils; mais elle se méprenait sur le niveau du vrai bonheur et sur la vraie source des Béatitudes, et c'est là que Jésus apporte une deuxième nuance, essentielle à ses yeux.

Le vrai bonheur de Marie, son bonheur imitable, ne se situe pas au niveau des affections familiales; ce n'est donc pas une question de chance ni de fierté. Et la vraie source des Béatitudes, pour elle comme pour nous, c'est l'accueil de la parole de Jésus, et non le sentiment de sa proximité.

 

Marie, la personne humaine qui fut la plus proche de Jésus par la chair et par le cœur, fut surtout celle qui vécut le plus intensément de sa parole. C'est bien ce qu'Elisabeth a crié, par la force de l'Esprit, au jour de la Visitation: "Bienheureuse celle qui a cru ce qui lui a été dit de la part du Seigneur!"

À quoi la Vierge a répondu, en s'abritant, dans son humilité, derrière la puissance de Dieu:

"Tous les âges me diront bienheureuse, parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses".

 

Père Jean

 

Le pape Benoît XVI à Fatima nous rappelait ces paroles de Jésus.

C’est pourquoi notre espérance a un fondement réel, elle s’appuie sur un événement qui prend sa place dans l’histoire et en même temps la dépasse : c’est Jésus de Nazareth. L’enthousiasme suscité par sa sagesse et par sa puissance salvifique auprès des gens de l’époque était tel qu’une femme au milieu de la foule – comme nous l’avons entendu dans l’Évangile – s’exclama pour dire : « Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles, et qui t’a nourri de son lait ! ». Cependant, Jésus répond : « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Lc 11, 27. 28). Mais qui a le temps d’écouter sa parole et de se laisser séduire par son amour ? Qui veille, dans la nuit du doute ou de l’incertitude, avec le cœur éveillé en prière ? Qui attend l’aube du jour nouveau, tenant allumée la flamme de la foi ? La foi en Dieu ouvre à l’homme l’horizon d’une espérance certaine qui ne déçoit pas ; elle indique un fondement solide sur lequel appuyer, sans peur, toute son existence ; elle requiert l’abandon, plein de confiance, entre les mains de l’Amour qui soutient le monde.

 

Récemment en Angleterre Benoît XVI insiste sur l'écoute de la parole de Dieu pour le bien de notre civilisation.

La religion n'est pas « un problème » à « résoudre » mais une « contribution vitale au dialogue », a affirmé le pape dans son discours au Westminster Hall, à Londres. Etant donné ce rôle, Benoît XVI considère la « croissante marginalisation de la religion » comme d'autant plus préoccupante.

Le pape s'est adressé, ce vendredi, en fin d'après-midi, aux représentants de la société civile et politique, du monde académique, culturel et de l'entreprise, aux membres du Corps diplomatique et à quelques responsables religieux, dans le cadre de son voyage de quatre jours au Royaume Uni. C'était la première visite d'un pape au Westminister Hall.

La religion « n'est pas un problème que les législateurs doivent résoudre, mais elle est une contribution vitale au dialogue national », a affirmé Benoît XVI.

« Dans cette optique, je ne puis que manifester ma préoccupation devant la croissante marginalisation de la religion, particulièrement du christianisme, qui s'installe dans certains domaines, même dans des nations qui mettent si fortement l'accent sur la tolérance », a-t-il ajouté.

Pour illustrer le rôle de la religion dans la vie publique, le pape a pris l'exemple de saint Thomas More « intellectuel et homme d'Etat anglais » qui fut jugé et condamné au Westminster Hall, pour avoir « suivi sa conscience, fusse au prix de déplaire au Souverain dont il était le 'bon serviteur', et cela parce qu'il avait choisi de servir Dieu avant tout ».

« Les questions fondamentales qui étaient en jeu dans le procès de Thomas More, continuent à se présenter, même si c'est de manière différente », a souligné le pape.

« Où peut-on trouver le fondement éthique des choix politiques ? » s'est-il interrogé.

« Si les principes moraux qui sont sous-jacents au processus démocratique ne sont eux-mêmes déterminés par rien de plus solide qu'un consensus social, alors la fragilité du processus ne devient que trop évidente », a-t-il constaté.

Benoît XVI a expliqué que « le rôle de la religion dans le débat politique » est « d'aider à purifier la raison et de donner un éclairage pour la mise en œuvre de celle-ci dans la découverte de principes moraux objectifs ». La religion a un « rôle correctif ».

Le pape a reconnu que ce rôle « correctif » de la religion « à l'égard de la raison », n'est « pas toujours bien accueilli, en partie parce que des formes déviantes de religion, telles que le sectarisme et le fondamentalisme, peuvent être perçues comme susceptibles de créer elles-mêmes de graves problèmes sociaux ».

Benoît XVI a souligné le fort « besoin de dialogue et de respect à tous les niveaux de la société entre le monde de la raison et le monde de la foi ».

« Les déformations de la religion surgissent quand n'est pas accordée une attention suffisante au rôle purifiant et structurant de la raison à l'intérieur de la religion », a-t-il constaté d'une part.

D'autre part, « sans le correctif apporté par la religion », « la raison aussi peut tomber dans des distorsions, comme lorsqu'elle est manipulée par l'idéologie, ou lorsqu'elle est utilisée de manière partiale ».

« C'est ce mauvais usage de la raison qui, en fin de compte, fut à l'origine du trafic des esclaves et de bien d'autres maux sociaux dont les idéologies totalitaires du 20ème siècle ne furent pas les moindres », a rappelé le pape.

« C'est pourquoi - a-t-il ajouté - je voudrais suggérer que le monde de la raison et de la foi, le monde de la rationalité séculière et le monde de la croyance religieuse reconnaissent qu'ils ont besoin l'un de l'autre, qu'ils ne doivent pas craindre d'entrer dans un profond dialogue permanent, et cela pour le bien de notre civilisation ».

 

Et le pape de nous fixer précisément l'enjeu !

 

Le pape Benoît XVI vient de créer un nouveau dicastère pour promouvoir la nouvelle évangélisation des pays de vieille chrétienté gagnés par une sécularisation continue : une occasion de porter un regard rétrospectif sur la question. Pourquoi les Églises occidentales ont-elles pratiquement toutes cessé d’annoncer la foi pendant plusieurs générations ? Après trente années de théorisation de l’« apostolat indirect », commencée bien avant le concile Vatican II, Paul VI mettait fin en 1974 à la pastorale de l’enfouissement. Depuis, les papes ne cessent d’appeler à une « nouvelle évangélisation ». Il s’agit, explique Benoît XVI, d’aider la société contemporaine à redécouvrir la direction de la vérité. Cette mission « socratique », selon le mot du pape lui-même, n’est pas sans obstacles, à commencer par le pluralisme de droit qui constitue le « régime mental » des démocraties libérales. Or ce prisme intellectuel et moral conditionne chez certains catholiques le sens de l’évangélisation et leur participation à la vie sociale et politique. Ouvrir le chemin de la vérité dans une société laïque ne va pas de soi quand la notion de vérité, donc de dialogue, est disqualifiée. L’enjeu est la définition de la foi, et sa dévitalisation, si elle se coupe de son horizon métaphysique, anthropologique et moral.

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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 21:32

Aujourd’hui, lundi 4 octobre, à Écully, plusieurs centaines de dirigeants d’entreprise ont été réunis à l’occasion des 9ème  Entretiens de Valpré, afin de réfléchir autour du thème : « Autorité, obéissance. Jusqu’où ? ». Dans une interview au journal La Croix, Clara Gaymard, la présidente de General Electric (GE) France, déclare :

 

« Pour exercer l'autorité, il faut exprimer une vision »

 

Lire la suite ici.

 

Très instructif !

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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 09:58

Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille.
« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. »

 

 

Les enfants, les petits.

Mt 18,1-14

  

Les enfants, les petits : Jésus vise là deux groupes bien distincts.

Les enfants sont pour lui le modèle de tous ceux qui veulent entrer dans le règne de Dieu. Pourquoi ? Parce que les enfants sont innocents ? Non sans doute, parce qu'en réalité les enfants ont de la malice à revendre, et s'ils ne font que de petites bêtises, c'est souvent parce qu'ils n'en connaissent pas de plus grandes. Mais l'enfant à ceci d'extraordinaire, c'est qu'il trouve tout naturel d'être aimé. Et c'est en cela qu'il nous montre la voie : si nous ne retournons pas à l'état des enfants, si nous n'acceptons pas d'être aimés gratuitement par le Dieu de la vie, nous n'entrerons pas dans son règne, son règne n'entrera pas en nous. Aux yeux de Dieu, le plus grand est celui qui se fait petit et qui ne trouve pas étrange d'être aimé sans mérite préalable, simplement parce que Dieu est amour et qu'il aime nous aimer.

Les petits dont Jésus parle plus loin ne sont plus les enfants, mais les petites gens de la communauté, "ces petits qui croient en moi", dit Jésus. Ils ne sont plus petits par l'âge ou la taille, mais par le peu de cas que l'on fait d'eux dans la société. Petits moyens, petite envergure, petit crédit aux yeux des hommes : voilà le portrait des petits dont Jésus prend la défense. Même dans le groupe des croyants ils sont méprisés, et l'on va jusqu'à placer des embûches pour les faire tomber. Jésus, lui, ne veut pas qu'un seul de ces petits se perde ; il a la même tendresse que son Père et met toute sa joie à les ramener quand il s'égarent.

Tels sont les choix de Dieu, tel est le parti pris de Jésus : ce qui ne compte pas pour le monde a du prix à ses yeux. Il aime les enfants qui se laissent aimer ; il aime les petits, les humbles, qui se laissent sauver. Mais il nous aime et nous sauve, nous aussi, qui avons renié notre enfance et pris des réflexes de grandeur.

Que cette eucharistie soit pour chacun de nous l'occasion de se laisser rejoindre par le Pasteur. Qu'elle restaure en nous un cœur d'enfant, tout en accueil de la joie du royaume. Qu'elle fasse grandir les petits que nous sommes, petits dans la foi, petits en espérance, "jusqu'à la taille du Christ en sa plénitude".

Père Jean

Et les anges gardiens!

Ex 23, 20-23a

Au Sinaï, Moïse transmettait au peuple les paroles du Seigneur : « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t'ai préparé. Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon Nom est en lui. Mais si tu lui obéis parfaitement, si tu fais tout ce que je dirai, je serai l'ennemi de tes ennemis, je poursuivrai tes persécuteurs. Mon ange marchera devant toi. »

« Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t'ai préparé » (cf. 1ère lecture). Dieu a confié aux anges le soin de nous guider jusque dans la véritable Terre Promise, à savoir sa nature et sa vie divine dont il désire nous rendre participants. Pour y parvenir, il s’agit donc d’écouter notre ange gardien qui se fait l’écho auprès de nous de la Parole de Dieu, laquelle annonce et accomplit notre salut dans la mesure où nous l’accueillons et la laissons œuvrer en nous : « Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon Nom est en lui. Mais si tu lui obéis parfaitement, si tu fais tout ce que je dirai, je serai l'ennemi de tes ennemis, je poursuivrai tes persécuteurs. Mon ange marchera devant toi. » (Cf. 1ère lecture)

 

Notre ange gardien nous remet sans cesse en mémoire ce à quoi nous sommes appelés. Cet office, il l’accomplit d’abord et avant tout par le service de louange et d’adoration qu’il rend à Dieu, lui qui, comme nous le rappelle Jésus dans l’évangile, voit sans cesse la face du Père qui est aux cieux (Mt 18, 10). Il permet ainsi que nous gardions toujours présent à notre esprit que nous sommes faits pour louer et adorer Dieu. Ce faisant, notre ange nous garde durant notre pèlerinage terrestre de toute déviance par rapport à notre vocation première et fondamentale. Saint Augustin disait : « Notre exercice ici-bas, ce doit être la louange de Dieu, car notre bonheur dans l’éternité, ce sera la louange de Dieu. Nul ne peut devenir propre à cet avenir, s’il ne s’y exerce dès maintenant. C’est bien pourquoi, dès aujourd’hui, nous louons Dieu. » Puisse notre ange gardien nous y aider !

 

Frère Elie

 

Pour les vincentiens et tous les autres !

Nous le voyons, la charité en nous, c’est la disposition d’accueillir l’Amour de Dieu pour nous.

Répondons nettement: si la charité consistait uniquement à faire du bien, elle serait peu de chose ! Elle serait peu de chose chez nous, car ce que nous pouvons faire, même ce que peut produire le grand effort collectif des hommes, est toujours très limité. Elle serait peu, même de la part de Dieu, car créer, à supposer même une création indéfiniment prolongée et étendue, c'est toujours seulement faire exister des créatures, des êtres finis.

Or, ce que la Révélation nous apprend , sans quoi elle ne serait pas la Révélation surnaturelle - c'est que Dieu n'a pas seulement -voulu créer des êtres finis, ni créer des créateurs de biens toujours finis, mais qu'Il a voulu Se donner à des créatures, Se donner Lui-même, l'unique Bien infini. Comme le chante la Préface de la IV' Prière eucharistique, Dieu, qui est dans une lumière inaccessible, a pourtant créé, afin non seulement de combler ses créatures de bienfaits, mais d'en réjouir une multitude de la clarté de sa lumière, en leur faisant contempler la gloire de sa face.

 

Il est certes très vrai qu'aimer de charité c'est aimer comme Dieu aime. Le mot charité, tout comme le mot grec agapè, signifie étymologiquement amour excellent, et il signifie spécialement dans le langage chrétien : amour divin. La vérité sur la charité est donc de savoir comment Dieu aime, et d'aimer comme Dieu aime.

 

La charité en nous, c'est la disposition d'accueil d'un tel Amour, c'est l'exercice de la communion à cet Amour divin, communion où nous sommes mus par l'Esprit même de l'Amour de Dieu qui nous est donné.

Quand cela est vu, il apparaît clairement que le plus haut exercice de la charité sur la terre est dans la contemplation de ce qu'est Dieu en Lui-même, en son mystère intime de Lumière et d'Amour qui est le mystère de la Très Sainte Trinité, et dans la contemplation -reconnaissante de tout ce qu'Il a fait et continue de faire pour nous introduire là.

 

« tu vois la Trinité quand tu vois la charité » Saint Augustin.

 

 

Sources : Chanoine D.J. LALLEMENT, l’Eucharistie, mystère de la foi.

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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 09:56

Quête pour les conférences saint Vincent de Paul de Fontainebleau et d’Avon à la sortie des messes du 02 et 03 octobre 2010

La Société de Saint-Vincent-de-Paul vit essentiellement de dons : faits par des personnes généreuses, qui, par leur geste de soutien  nous disent que notre action vaut la peine d'être vécue. Charité et Mission en  sont les racines.

Un des aspects de cette action est l’accompagnement  sur le long terme : c’est un devoir pour nous. Nous voulons bâtir une relation pérenne avec les personnes que nous rencontrons. Car c’est sur le long terme que les difficultés rencontrées peuvent s’estomper.

Vous pouvez envoyer vos dons : conférence saint Vincent de Paul de Fontainebleau 240 bis rue grande 77300 ou conférence saint Vincent de Paul Notre Dame d’ Avon 38 rue des chênes 77210.

Au nom de tous soyez remerciés.  Jean-Maxime Baye et Bruno Guillemot.

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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 22:54

Chers consoeurs et confrères,

 

Le Père Bertrand Ponsard, lazariste, a donné vendredi dernier (24 septembre) une conférence au Mée-sur-Seine intitulée


"de Monsieur Depaul à saint Vincent, la conversion d'un prêtre".

 

La première partie de sa conférence (20 minutes) se trouve sur dailymotion. La clarté de l'exposé et la précision des élèments fournis peuvent justifier son écoute.

 

Guy

 

P.S. le lien de l'émission :    http://www.dailymotion.com/video/xdkos6_ces100529-2-conversion-d-un-pretre_people

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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 20:28

Dernière parole de Vincent de Paul :

 

« Quiconque a commencé une bonne œuvre, qu’il aille jusqu’au bout ».

 

 

Courte prière de Vincent de Paul sur son lit de mort :

 

« Si j’ai pu faire tout cela, rien que cela, c’est que vous m’en avez donné, Seigneur, l’idée, la force et les moyens. Ma mission est remplie. Je viens à Vous. »

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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 20:24

 

noname.jpg A nos soeurs, filles de la Charité et tous les frères et soeurs de la famille spitiuelle vincentienne, une grande et belle fête de St Vincent de Paul.

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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 09:39

Deuxième annonce de la Passion

 

Comme tout le monde était dans l'admiration devant tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples : « Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là : le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. ». Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées pour eux, si bien qu'ils n'en saisissaient pas le sens, et ils avaient peur de l'interroger sur ces paroles.

 

 

 Lc 9,43-45

 

"Ils ne comprenaient pas cette parole"

 

Pas une fois dans sa vie le Christ ne s'est appuyé sur l'effet merveilleux que pouvaient produire ses guérisons et ses miracles. Il ne recherchait pas l'enthousiasme des foules, mais le changement de vie de ceux qui l'écoutaient et le voyaient agir.

Et c'est au moment où tous s'émerveillent de ses œuvres que Jésus leur révèle avec insistance ce qui va devenir un scandale pour leur foi: "Le Fils de l'Homme va être livré aux mains des hommes". Mais cette annonce qui nous paraît si claire reste hermétique pour les auditeurs de Jésus. Comment le Fils de l'Homme pourrait-il être livré ? comment ce personnage, dont la tradition (Daniel) disait qu'il avait ses entrées auprès de Dieu, pourrait-il être abandonné, impuissant, aux mains des hommes ?

Tout cela restait pour eux une énigme; mais le malheur, c'est qu'ils avaient peur de l'interroger sur ce point.

 

C'est toujours un malheur que d'avoir peur de Dieu, et c'est l'une de nos misères que de ne pas aller hardiment au-devant de la lumière.

Quand la conduite de Dieu nous déroute, quand les chemins qu'il choisit pour nous nous semblent étranges, quand nous sentons planer une menace sur notre amour du Seigneur, il nous arrive de tendre le dos, de nous recroqueviller, de nous taire comme devant une fatalité.

Or Jésus aurait tant aimé que ses disciples l'interrogent! il aurait tant voulu les aider à regarder l'événement en face, les préparer à la passion comme il s'y préparait lui-même! Il leur aurait parlé de l'amour du Père, de sa propre mission telle qu'il la comprenait, et du sens qu'il allait donner à sa mort.

Mais ils avaient peur de l'interroger.

 

Les psalmistes et les prophètes, tous les grands priants ont posé des questions à Dieu, non pas sous le signe de la révolte, mais parce qu'ils ne voulaient pas que s'abîme en eux l'image de leur Seigneur.

Combien de nos tristesses cesseraient, combien de nos malaises spirituels s'éloigneraient, si nous savions dire simplement, comme un ami à un ami: "Jésus, explique-moi. Jésus, fais-moi comprendre".

Non pas pour guetter une réponse immédiate, non pas même pour abréger l'attente, mais pour nous ouvrir d'avance à la lumière, quand il plaira à Dieu de l'envoyer.

"Envoie ta lumière et ta vérité : qu'elles soient mon guide et me ramènent vers ta sainte montagne, vers le lieu de ta demeure!" (Ps 43,3)

C'était la prière du psalmiste. Pour nous, disciples de Jésus, cette prière se change en appel à l'Esprit, puisque c'est lui qui nous conduira "vers la vérité tout entière".

 

Quand l'épreuve s'épaissit dans notre vie, quand la passion à certaines heures se fait proche, quand les promesses du Christ restent voilées pour nous, le Maître n'attend de nous qu'un signe pour nous donner l'enseignement intime de son Esprit, mais nous n'osons pas l'interroger. 

 

Père Jean

 

 

CE QUE NOUS N’AURONS JAMAIS FINI DE DECOUVRIR .

Jésus est venu dévoiler ce qui était caché aux yeux des hommes. La révélation c’est la lumière apportée sur le mystère de Dieu, le mystère du salut. Le mystère n’est donc pas ce que nous ne comprendrons jamais, mais ce que nous n’aurons jamais fini de découvrir. Les Apôtres ont dû passer par bien des épreuves avant que leurs yeux, les yeux de la foi, s’ouvrent et qu’ils reconnaissent dans la mort et la résurrection du Christ la révélation de l’amour fou de Dieu, amour qui sauve humanité. Donne-nous, Seigneur, le goût de toujours chercher à mieux te connaître pour te reconnaître comme notre Père aimant.

Père Gérard Naslin

 

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