Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 08:15

Créateur ineffable qui, des trésors de votre Sagesse avez élu trois hiérarchies d'Anges et les avez établies dans un ordre admirable au-dessus des Cieux, qui avez disposé avec tant de beauté les parties de l'Univers, Vous que l'on appelle la vraie fontaine de Lumière et de Sagesse et le principe suréminent, daignez verser sur les ténèbres de mon intelligence un rayon de clarté. Ecartez loin de moi, la double obscurité où je suis né : le péché et l'ignorance. Vous qui rendez éloquente la langue des petits enfants, façonnez ma parole, et versez sur mes lèvres la grâce de votre bénédiction. Donnez-moi la pénétration de l'intelligence, la faculté de me souvenir, la méthode et la facilité de l'étude, la profondeur dans l'interprétation et une grâce abondante d'expression. Fortifiez le début (de mon étude), dirigez-en le cours, parfaites-en l'issue, Vous qui êtes vrai Dieu et vrai Homme et qui vivez et régnez dans les siècles des siècles.

Amen.

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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 08:10

Accorde-moi, Dieu miséricordieux,
De désirer avec ardeur ce que Tu approuves,
De le rechercher avec prudence,
De le reconnaître avec vérité,
De l'accomplir avec perfection,
A la louange et à la gloire de Ton Nom. 

Mets de l'ordre dans ma vie,
Et ce que Tu veux que je fasse,
Donne-moi de le connaître,
Donne-moi de l'accomplir comme il faut
Et comme cela est utile au salut de mon âme.

Donne-moi, Seigneur Dieu,
Un coeur vigilant que nulle pensée curieuse n'entraîne loin de Toi,
Un coeur noble que nulle affection indigne n'abaisse,
Un coeur droit que nulle intention équivoque ne dévie,
Un coeur ferme que nulle adversité ne brise,
Un coeur libre que nulle passion violente ne subjugue.

Accorde-moi, Seigneur mon Dieu,
Une intelligence qui Te connaisse,
Un empressement qui Te cherche,
Une sagesse qui Te plaise,
Une persévérance qui T'attende avec confiance,
Et une confiance qui Te possède à la fin.

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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 08:00

Samedi dernier, nous avons fêté Saint Thomas d'Aquin, prêtre, Dominicain, docteur de l'Eglise (1225-1274).

Voici le type de conseils que Thomas prodiguait à ses étudiants : « Vous me demandez quel est le véritable moyen de réussir dans vos études et d'arriver sûrement à la possession de la sagesse. Le conseil que je vous donne, c'est de ne pas vous attacher d'abord aux questions difficiles, mais de vous y élever par degrés. La connaissance que vous pourrez acquérir des vérités les plus simples vous conduira insensiblement à la connaissance des vérités les plus profondes.

Ne vous pressez pas de dire ce que vous pensez, ou de montrer ce que vous avez appris ; parlez peu, et ne répondez jamais avec précipitation. Fuyez les conversations inutiles ; on y perd à la fois du temps et l'esprit de dévotion. Conservez surtout avec soin la pureté de conscience ; ne faites jamais rien qui puisse souiller ou vous rendre moins agréable aux yeux de Dieu. [...] En vous rappelant la vie et les actions des saints, marchez sur leurs traces autant qu'il vous est possible, et humiliez_vous si vous ne pouvez atteindre à leur perfection. Conservez toujours le souvenir de ce que vous apprenez de bon.

Ne vous contentez pas de recevoir superficiellement ce que vous lisez ou entendez ; mais tâchez d’en pénétrer er d'en approfondir tour le sens. Ne demeurez jamais dans le doute quant aux choses que vous pouvez savoir avec certitude. Travaillez avec une sainte mémoire toutes les connaissances que vous pouvez acquérir; pourtant, ne forcez pas les talents que vous avez reçus de Dieu, et ne cherchez pas à pénétrer ce qui sera toujours au-dessus, de notre intelligence

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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 00:00

Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau. Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? » Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Me 4,35-41

 

 

Le vent et la mer

Après une série de paraboles (4,1-34), adressée pour une part aux disciples, une série de quatre miracles (4,35 - 5,4), la tempête apaisée, la guérison du démoniaque, le rappel à la vie de la fille de Yahir et la guérison de la femme au flux de sang, rappellent que le pouvoir du Messie se manifeste autant par des actes que par des paroles. De plus ce pouvoir atteint aussi bien la nature que les démons ou la mort.
Le cadre, c'est le lac, que les disciples vont traverser vers l'est, puisque l'épisode suivant les situe en pays païen. Une tempête se lève, comme lorsque le vent venu de la mer rencontre les bourrasques du désert syrien, et Jésus dort, sur le coussin du timonier qu'il a mis sous sa tête.
Écoutons ce qu'expriment les disciples, puis Jésus, avant de nous demander l'importance, pour nous, de cet apaisement de la tempête.

Chez les disciples, c'est la peur, et ils reprochent presque à Jésus de s'en désolidariser : "Maître, cela ne te fait rien que nous périssions !" Rien sur la confiance, rien sur la foi, sinon une vague impression que Jésus, s'il le voulait, y pourrait quelque chose. D'ailleurs les disciples ont pris l'initiative d'emmener Jésus "comme il se trouvait", suivi d'une flottille qui ne parvenait pas à se séparer de lui.

Jésus, d'abord passif et comme absent, est réveillé : c'est l'heure de sa puissance. Il commande à la mer démontée , comme Dieu a menacé le chaos primitif (Ps 104,7), et il dit :"Silence ! Tais-toi !", comme à l'esprit impur (1,25). Sur le champ, la mer obéit, comme il est dit dans le Psaume: "II ramena la bourrasque ausilence et les flots se turent. Il se réjouirent de les voir s'apaiser, il les mena jusqu'au port de leur désir"(Ps 107,29-30). Et Jésus, à son tour, fait des reproches :"Vous avez eu si peur, parce que vous manquez de foi !" Comme s'ils pouvaient courir un danger alors que Jésus est là, et qu'il dort. Et la "grande crainte" que les disciples éprouvent (cf. Jonas 1,10) ne débouche que sur une question: "Qui donc est-il ?"

La vie spirituelle nous fait revivre souvent l'angoisse des disciples. Quand les dangers, les incertitudes ou les incompréhensions s'amoncellent autour de nous, notre premier réflexe est de craindre, comme si nous étions seuls, et condamnés à périr, comme si Jésus n'était pas en nous, pour nous fortifier et nous tirer de l'isolement. Ce qui nous surprend, c'est le calme qui se fait en nous quand Jésus a parlé et quand nous l'avons appelé au secours. Quand nous descendons en nous jusqu'au niveau de la foi, quand nous acceptons de voir les choses et les personnes comme Jésus les voit, quand nous décidons de nous en remettre à lui et d'adopter son langage, notre barque cesse de faire eau de toutes parts, le vent tombe, et nous nous reprenons à espérer.

Mais il est des tempêtes, subites ou habituelles, que nous ne pouvons affronter avec nos seules forces et dont Jésus veut se rendre maître. Il faut seulement que nous allions plus loin qu'une question, et qu'un acte de foi authentique vienne nous libérer.
Qu'est-ce qui pourrait lui faire obstacle, si le vent et la mer lui obéissent ?

Père Jean

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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 08:00

Doctrine sociale et mission de lEglise

« Les laïcs ont le devoir de pratiquer une nouvelle évangélisation dans une perspective rationnelle pour construire une société authentiquement juste, humaine et prospère », a déclaré le président de la commission Caritas in vertitate du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE), Mgr Giampaolo Crepaldi.

L’évêque de Trieste, en Italie, intervenait au congrès organisé à Rome, du 26 au 28 janvier, par la communauté de l’Emmanuel, Fidesco et l’Institut Pierre Goursat, en collaboration avec l’Institut pontifical Redemptor Hominis et son département international de recherche sur la doctrine sociale de l’Eglise.

Thème de la rencontre est : « Charité, justice et paix : un défi pour l’évangélisation »

Développant le rôle public des chrétiens dans le contexte de la nouvelle évangélisation, Mgr Crepaldi est parti des paroles que le pape a adressées, le 19 janvier dernier, à un groupe d’évêques des Etats-Unis lors de leur visite ad limina, rappelant que la doctrine sociale a pour mission d’ « annoncer Dieu et le mystère du salut en Christ à chaque homme ». « Ils ont le devoir de pratiquer une nouvelle évangélisation qui « ramène Dieu parmi les hommes », a-t-il dit.
Car, pour les chrétiens, « si la loi naturelle naît du Créateur, l’Eglise a droit à une nature publique ».
« Non seulement le christianisme ne contredit ni la liberté, ni la démocratie, mais il propose en plus de faire fonctionner le monde en l’ordonnant selon les lois divines », a poursuivi Mgr Crepaldi.
L’évangélisation, a-t-il ajouté, n’est pas une simple œuvre de conversion vis-à-vis d’une religion, mais une tentative « de faire connaître l’esprit chrétien, la mentalité, les lois et coutumes et els structures de la communauté ».
Selon Mgr Crepaldi, « il est vrai que le devoir direct de la politique est de promouvoir le bien commun, mais il est vrai aussi que le bien commun reste ‘dans la pénombre’ s’il n’est pas éclairé et soutenu par la foi en Jésus-Christ ».
A propos de Nouvelle évangélisation, l’évêque de Trieste a renvoyé à la lecture du premier chapitre du Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, où il est dit que « le magistère est sûr que la doctrine sociale fait partie de la mission de l’Eglise » et au deuxième chapitre où l’on parle concrètement de la « mission de l’Eglise et de sa doctrine sociale »
(cf.http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html).
Le président de la commission Caritas in veritate a conclu son intervention en citant les paroles de Benoît XVI prononcées lors de son voyage en Allemagne, en septembre 2006 : « Depuis le siècle des Lumières, au moins une partie de la science s'applique à chercher une explication du monde, dans laquelle Dieu devient superflu. Et il devrait ainsi devenir inutile également pour notre vie. Mais à chaque fois qu'il pouvait sembler que l'on y était presque parvenu, il apparaissait toujours à nouveau avec évidence que: non, le compte n'y est pas! Sans Dieu, les comptes sur l'homme ne sont pas justes, de même que les comptes sur le monde, sur tout l'univers ne sont pas justes ! ».

Antonio Gaspari Traduction de l’italien par Isabelle Cousturié

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 23:15

Le programme d’un candidat à l’élection présidentielle promet la légalisation de l’euthanasie, alors que dimanche dernier, 22 janvier 2012, les Français « pour la vie » sont descendus dans la rue et que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a voté une résolution incitant ses 47 Etats membres à l’interdire formellement. ... 

 A lire ici et 

Personnellement, je n'oublierias jamais l'attachement déterminé de Jean Paul II pour le respect de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle.

À de très nombreuses reprises au cours de ses interventions, il est revenu sur le sujet ou en a fait mention. Le 25 mars 1995, il signe la lettre encyclique intitulée « l’Évangile de la vie » sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine. Selon Jean-Paul II, il s’agit là d’une « réalité sacrée qui nous est confiée pour que nous la gardions de manière responsable et que nous la portions à sa perfection dans l’amour et dans le don de nous-mêmes à Dieu et à nos frères. »

Attention à ne pas « réduire la personne humaine à un simple objet ».  Et c'est un risque que l'on prend en légalisant l'euthanasie.



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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 08:00

Pour ceux qui sont abonnés au magazine Famille chrétienne, il y avait la semaine dernière, le 10 janvier,  un supllément gratuit à l'hebdomadaire habituel : Peut-on être chrétien sans aimer les pauvres ?

Des questions simples : peut-on aimer les pauvres sans les aider ? ...

 

Des réponses elles aussi simples, mais limpides :

celle de Yves Meaudre : la charité s'enseigne en la pratiquent ...
celle de Mgr Rey : le pauvre est celui qui a besoin de pain mais aussi d'amour et de salut ...
celle du Père Pierre Ceyrac : "tout ce qui n'est pas donné est perdu" ...
celle de Mère Teresa : "revêtir le Christ pour aimer les autres", ...

Des témoignages : les leçons de pauvreté, ...

Des reportages : les semeurs d'espérance, ...

Des clés pour accompagner les personnes dans la rue ...

 

Un petit document très beau, Bravo !

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 08:00

Chers amis,

Ci-joint un communiqué de presse des Evêques de France concernant Diacona 2013 ou on y trouve ceci :

Les personnes vivant la précarité, présentes à cette journée, ont ainsi résumé l’intuition de Diaconia: « il faudrait que tous puissent entendre la Parole. Elle n’est pas réservée à une élite. La Parole, elle est universelle, donc c’est pour tout le monde. Par nos actions et nos actes, c’est nous qui faisons que les barrières tombent. »

Lire le communiqué ici

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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 08:00

Rigueur, récession, chômage : les perspectives sont plutôt sombres pour l’économie mondiale. Mais selon l’économiste Pierre-Yves Gomez, la crise est paradoxalement l’occasion d’être optimiste… à condition de s’inspirer de la doctrine sociale de l’Église, « une boussole infaillible » (Benoît XVI).

Venez donc découvrir dans votre région le parcours zachée qui va vous faire découvrir cette boussole et ce compas.

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 14:00

Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger. Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »

Mc 3,20-21

 

"Il a perdu la tête".

Jésus vient de redescendre de la montagne où il a appelé ses douze disciples, et le voilà de nouveau à Capharnaüm, "à la maison",c'est-à-dire :
- soit la maison de Pierre où il était comme chez lui,
- soit une maison du bourg, transformée en lieu de rassemblement pour la petite troupe.
Et dès les débuts de son ministère il devient signe de contradiction :
- les gens s'attroupent, enthousiastes, et le réclament à toute heure, si bien que Jésus, comme un médecin surmené, n'a même plus de temps de souffler au moment des repas ;
- d'autres s'inquiètent et prennent peur.

Qui sont-ils ? Non pas des ennemis (il n'en a pas encore), mais ses cousins de Nazareth. On raconte des choses bizarres sur lui ... qu'il opère des guérisons, même le jour du sabbat, … qu'il accueille des pécheurs et mange avec eux. Il paraît même qu'il a pris parmi ses disciples le percepteur de Capharnaüm.

Tout cela fait mauvais effet. On jase dans toute la contrée, et on prend ses proches à partie : "Vous ne devriez pas le laisser faire"...Tant et si bien que les cousins de Nazareth ont décidé de passer à l'action ... "Où est-ce qu'il a la tête ? Qu'est-ce qui lui prend ? Allons le chercher, nous le ramènerons de force à son atelier... Il ne va quand même pas continuer à jeter le discrédit sur toute la famille !"

"Il a perdu la tête !"

C'est ce qu'on a dit de Jésus quand il s'est mis à prêcher son Évangile ; c'est ce que l'on dit parfois d'un chrétien quand il se met à vivre l'Évangile de Jésus. Ne parlons pas ici des chrétiens excentriques : il y en aura toujours, et ce n'est pas d'eux qu'il faut attendre le vrai témoignage évangélique. Parlons des chrétiens ordinaires, de nous tous : y a-t-il dans notre vie, dans nos espoirs, dans nos projets, dans nos désirs, ce petit brin de folie évangélique qui nous ferait ressembler à Jésus.?
Non pas un brin d'excentricité, non pas ces outrances de langage ou de comportement qui dénaturent plutôt le témoignage rendu à Jésus, mais cette folie de confiance, d'amour et de service qui fait l'authenticité chrétienne.

Il est fou de s'engager pour toujours, mais cette folie-là nous tient à cœur, car c'est à Jésus que nous avons tout donné. Il est fou de ne pas vivre à notre compte, mais nous resterons fous, parce que notre vie n'est plus à nous-mêmes, mais à Celui qui est mort et ressuscité pour nous".

Il est fou, aux yeux du monde, de ne rien garder dans les mains, de ne pas chercher le repos, de se vouloir sans cesse en route, en exode, en exil, de se hâter "comme un voyageur"; mais rien ne nous fera changer d'idée, car nous ne pouvons servir Dieu et l'argent, chercher le Christ et les honneurs, avoir faim de l'Esprit et soif de confort ; nous ne pouvons chercher en même temps le règne de Dieu et notre règne, le règne de la réussite, de la renommée, le règne de nos goûts. Et nous ne voulons pas mettre notre cœur là où n'est pas notre vrai trésor.

Il est fou de choisir la voie de l'humilité, de la douceur, de l'obéissance, de réagir à l'agressivité par le sourire, de porter à longueur de vie les fardeaux des autres, et les autres même quand ils sont lourds.

Il est fou de rester à Nazareth, dix ans, vingt ans, trente ans, sans vouloir autre chose que ce que Dieu a choisi ; mais cette folie-là, Dieu l'aime; et il nous a choisis pour devenir fous, car :"Ce qui est folie dans le monde, Dieu l'a choisi pour confondre les sages ; ce qui est faible dans le monde, Dieu l'a choisi pour confondre ce qui est fort ; ce qui, aux yeux du monde, est vil et méprisé, "ce qui n'a pas d'allure", ce qui n'est pas, Dieu l'a choisi pour réduire à rien ce qui est, afin qu'aucune créature ne puisse s'enorgueillir devant lui.

Mieux vaut être, avec Jésus, crucifié, que de crucifier Jésus pour rester avec les sages. Mieux vaut revenir à la folie de notre premier don, à ce jour où nous n'avions plus rien, que de parvenir à notre dernier jour les mains pleines et le cœur rempli de nous-mêmes.

Mieux vaut entrer dans la folie de la croix et retrouver Jésus qui, par amour, a passé pour fou, car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes.

 

Père Jean

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 09:55

Par le Pape Benoît XVI
message pour les JMJ 2007

Dans un texte plein d'espérance, le Pape invite les jeunes à être des témoins enthousiastes de l'amour du Christ.

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Chers jeunes,

À l'occasion de la XXIIe Journée Mondiale de la Jeunesse, qui sera célébrée dans les diocèses lors du prochain Dimanche des Rameaux, je voudrais proposer à votre méditation les paroles de Jésus : "Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres" (Jn 13, 34).

Est-il possible d'aimer ?

Toute personne éprouve le désir d'aimer et d'être aimée. Pourtant, qu'il est difficile d'aimer, et combien d'erreurs et d'échecs dans l'amour! Certains en viennent même à douter que l'amour soit possible. Mais si des manques d'affection ou des déceptions sentimentales peuvent faire penser que l'amour est une utopie, un rêve inaccessible, faut-il pour autant se résigner ? Non, l'amour est possible et le but de mon message est de contribuer à raviver en chacun de vous, qui êtes l'avenir et l'espérance de l'humanité, la confiance dans l'amour véritable, fidèle et fort ; un amour qui engendre paix et joie ; un amour qui relie les personnes, leur permettant de se sentir libres, dans le respect mutuel.
Permettez-moi donc de parcourir avec vous un itinéraire en trois temps à la "découverte" de l'amour.

Dieu, source de l'amour

Le premier temps concerne la source du véritable amour, qui est unique : Dieu. Saint Jean le met bien en évidence lorsqu'il affirme que "Dieu est amour" (1 Jn 4, 8.16). À ce point, il ne veut pas simplement dire que Dieu nous aime, mais que l'être même de Dieu est amour. Nous sommes là devant la plus lumineuse révélation de la source de l'amour qu'est le mystère trinitaire : en Dieu, un et trine, il existe un éternel échange d'amour entre les personnes du Père et du Fils, et cet amour n'est pas une énergie ou un sentiment, mais une personne, l'Esprit Saint.

La Croix du Christ révèle pleinement l'amour de Dieu

Comment se manifeste à nous Dieu-amour ? Nous en sommes au deuxième temps de notre itinéraire. Même si déjà, dans la création, les signes de l'amour divin sont clairs, la révélation plénière du mystère intime de Dieu est advenue avec l'Incarnation, quand Dieu lui-même s'est fait homme. Dans le Christ, vrai Dieu et vrai Homme, nous avons connu l'amour dans toute sa signification. En effet, comme je l'ai écrit dans l'encyclique Deus caritas est, "la véritable nouveauté du Nouveau Testament ne consiste pas en des idées nouvelles, mais dans la figure même du Christ qui donne chair et sang aux concepts - un réalisme inouï !" (n. 12). C'est sur la Croix que la manifestation de l'amour divin est totale et parfaite, comme l'affirme saint Paul : "La preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs" (Rm 5, 8). Chacun d'entre nous peut donc dire sans peur de se tromper : "Le Christ m'a aimé et s'est livré pour moi" (cf. Ep 5, 2). Rachetée par son sang, aucune vie humaine n'est inutile ou sans valeur, parce que nous sommes tous aimés personnellement de Lui, d'un amour passionné et fidèle, d'un amour sans limites. La Croix, folie pour le monde, scandale pour de nombreux croyants, est au contraire "sagesse de Dieu" pour ceux qui se laissent toucher jusqu'au fond de leur être, "car la folie de Dieu est plus sage que l'homme, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l'homme" (1 Co 1, 24-25).
Plus encore, le Crucifié, qui porte à jamais après sa Résurrection les marques de sa passion, met en lumière les "caricatures" et les mensonges sur Dieu qui s'affublent d'un visage de violence, de vengeance et d'exclusion. Le Christ est l'Agneau de Dieu qui prend sur lui le péché du monde et qui extirpe la haine du cœur de l'homme. Telle est la véritable "révolution" opérée par Lui : l'amour.

Aimer le prochain comme le Christ nous aime

Nous voici maintenant arrivés au troisième temps de notre réflexion. Sur la Croix, le Christ crie : "J'ai soif" (Jn 19, 28), révélant ainsi son ardente soif d'aimer et d'être aimé par chacun de nous. C'est seulement si nous parvenons à comprendre la profondeur et l'intensité d'un tel mystère que nous nous rendons compte de la nécessité et de l'urgence d'aimer à notre tour "comme" Il nous a aimés. Cela comporte l'engagement, si c'est nécessaire, de donner aussi sa vie pour ses frères, en étant soutenus par l'amour du Christ. Déjà dans l'Ancien Testament, Dieu avait dit :
"Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Lv 19, 18), mais la nouveauté du Christ consiste dans le fait qu'aimer comme Lui nous a aimés signifie aimer tous les autres, sans distinction, y compris ses ennemis, "jusqu'au bout" (cf. Jn 13,1).

Témoins de l'amour du Christ

Je voudrais maintenant m'arrêter sur trois lieux de la vie quotidienne où vous êtes particulièrement appelés, chers jeunes, à manifester l'amour de Dieu.

• Le premier lieu est l'Église qui est notre famille spirituelle, composée de tous les disciples du Christ. Vous souvenant de ses paroles : "Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres" (Jn 13,35), soutenez, par votre enthousiasme et votre charité, les activités des paroisses, des communautés, des mouvements ecclésiaux et des groupes de jeunes auxquels vous appartenez. Manifestez votre sollicitude en recherchant le bien d'autrui, dans la fidélité aux engagements que vous avez pris. N'hésitez pas à renoncer avec joie à certains loisirs, acceptez de bon cœur les sacrifices nécessaires, témoignez de votre amour fidèle pour Jésus, annonçant son Évangile tout spécialement aux jeunes de votre âge.

• Le deuxième lieu où vous êtes appelés à exprimer l'amour et à grandir en lui concerne la préparation de votre avenir. Si vous êtes fiancés, Dieu a un projet d'amour sur votre avenir de couple et de famille, et il est donc essentiel que vous le découvriez avec l'aide de l'Église, libres du préjugé courant selon lequel le christianisme, avec ses commandements et ses interdits, met des obstacles à la joie de l'amour et empêche en particulier de goûter pleinement au bonheur que l'homme et la femme recherchent dans leur amour réciproque. L'amour de l'homme et de la femme est à l'origine de la famille humaine, et le couple que forment un homme et une femme a son fondement dans le dessein originel de Dieu (cf. Gn 2, 18-25). Apprendre à s'aimer comme couple est un chemin merveilleux, qui requiert toutefois un apprentissage exigeant. La période des fiançailles, fondamentale pour la construction d'un couple, est un temps d'attente et de préparation, qui doit être vécu dans la chasteté des gestes et des paroles. Cela permet de mûrir dans l'amour, dans la prévenance et dans l'attention à l'autre ; cela aide à exercer la maîtrise de soi, à développer le respect de l'autre, caractérisant l'amour véritable, qui ne recherche pas d'abord sa propre satisfaction ni son confort personnel. Dans la prière commune, demandez au Seigneur qu'il garde votre amour, qu'il le fasse grandir et qu'il le purifie de tout égoïsme. N'hésitez pas à répondre généreusement à l'appel du Seigneur, car le mariage chrétien est une authentique et véritable vocation dans l'Église.
De la même façon, chers jeunes, soyez prêts à dire "oui" si Dieu vous appelle à le suivre sur le chemin du sacerdoce ministériel ou de la vie consacrée. Votre exemple sera un encouragement pour de nombreux autres jeunes de votre âge qui sont à la recherche du véritable bonheur.

• Le troisième lieu de l'engagement qu'implique l'amour concerne la vie quotidienne, avec ses multiples relations. Je pense notamment à la famille, aux études, au travail et aux loisirs.

Chers jeunes, cultivez vos talents, non seulement pour obtenir une position sociale, mais aussi pour aider les autres "à grandir". Développez toutes vos capacités, non seulement pour devenir plus "compétitifs" et plus "performants", mais pour être des "témoins de la charité". Parallèlement à votre formation professionnelle, faites l'effort d'acquérir des connaissances religieuses qui vous seront utiles pour accomplir votre mission de manière responsable. En particulier, je vous invite à approfondir la doctrine sociale de l'Église, pour que, par ses principes, elle inspire et éclaire votre action dans le monde. Que l'Esprit Saint vous rende inventifs dans la charité, persévérants dans vos engagements et audacieux dans vos initiatives, pour contribuer à l'édification de la "civilisation de l'amour". L'horizon de l'amour est vraiment illimité : c'est le monde entier !

"Oser l'amour" en suivant l'exemple des saints

Chers jeunes, je voudrais vous inviter à "oser l'amour", à ne désirer rien de moins pour votre vie qu'un amour fort et beau, capable de faire de toute votre existence un joyeux accomplissement du don de vous-mêmes à Dieu et à vos frères, à l'exemple de Celui qui, par l'amour, est à jamais vainqueur de la haine et de la mort (cf. Ap 5,13). L'amour est la seule force capable de changer le cœur de l'homme et l'humanité entière, en rendant fructueux les rapports entre hommes et femmes, entre riches et pauvres, entre cultures et civilisations.

C'est de cela que témoigne la vie des saints, qui, véritables amis de Dieu, sont le canal et le reflet de cet amour originaire. Apprenez à mieux les connaître, confiez-vous à leur intercession, cherchez à vivre avec eux. Je voudrais simplement citer Mère Teresa, qui, parce qu'elle s'est empressée de répondre au cri du Christ "J'ai soif", cri qui l'avait profondément touchée, a commencé à accueillir les mourants dans les rues de Calcutta, en Inde. L'unique désir de sa vie est alors devenu d'étancher la soif d'amour de Jésus, non par des mots, mais par des actes concrets, en reconnaissant son visage défiguré, assoiffé d'amour, dans le visage des plus pauvres parmi les pauvres. La Bienheureuse Teresa a mis en pratique l'enseignement du Seigneur : "Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait" (Mt 25, 40). Et le message de cet humble témoin de l'amour divin s'est répandu dans le monde entier.

Le secret de l'amour

Chacun de vous, chers amis, est appelé à atteindre ce même degré d'amour, mais seulement en recourant à l'indispensable soutien de la Grâce divine. Seule l'aide du Seigneur nous permet en effet d'échapper à la résignation devant l'ampleur de la tâche à accomplir et nous donne le courage de réaliser ce qui est humainement inconcevable.
Le contact avec le Seigneur, par la prière, nous maintient dans l'humilité, nous rappelant que nous sommes des "serviteurs inutiles" (cf. Lc 17, 10). L'Eucharistie est par-dessus tout la grande école de l'amour. En participant régulièrement et avec dévotion à la Messe, en prenant de longs temps d'adoration en présence de Jésus Eucharistie, il est plus facile de comprendre la longueur, la largeur, la hauteur, la profondeur de son amour, qui surpasse toute connaissance (cf. Ep 3, 17-18). En partageant le pain eucharistique avec nos frères de la communauté ecclésiale, nous sommes poussés, comme le fit la Vierge avec Élisabeth, à concrétiser "en hâte" l'amour du Christ dans un généreux service envers nos frères.

Vers la rencontre de Sydney

À ce sujet, l'exhortation de l'apôtre Jean est éclairante : "Mes enfants, nous devons aimer non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité" (1 Jn 3, 18-19).
Chers jeunes, c'est dans cet esprit que je vous invite à vivre la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse avec vos évêques dans vos différents diocèses. Elle constituera une étape importante vers la rencontre de Sydney, dont le thème sera : "Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins" (Ac 1, 8).
Que Marie, Mère du Christ et de l'Église, vous aide à faire résonner partout le cri qui a changé le monde : "Dieu est amour !".
Je vous accompagne de ma prière et vous bénis de tout cœur.

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 08:00

Entretien avec le card. Koch

ROME, mardi 10 janvier 2012 (ZENIT.org) – Face aux défis actuels du dialogue œcuménique, le cardinal Kurt Koch garde l’espérance en la prière, qui peut faire « tomber les murs ».

Au moment où les chrétiens se préparent à la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens (18-25 janvier), le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, fait le point sur les développements récents de l’œcuménisme, au micro de Radio Vatican.

Les textes pour chaque jour la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens et pour toute l’année 2012 ont pour thème : « Tous, nous serons transformés par la victoire de Notre Seigneur Jésus Christ » (cf. 1 Co 15, 51-58).
Ils ont été préparés et publiés conjointement par le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et la commission « Foi et Constitution » du Conseil œcuménique des Églises.

La célébration œcuménique vient, quant à elle, de Pologne où un groupe œcuménique a rédigé une liturgie à partir de l’expérience des chrétiens polonais qui ont connu aussi bien des périodes de joie que des moments d’adversité.

Le cardinal Koch souligne l’importance de la prière comme moteur de l’œcuménisme.

Le cardinal Kasper estime qu’on ne peut actuellement qu’avancer à petits pas vers l’unité, mais qu’un jour, les murs entre les Eglises tomberont comme le Mur de Berlin, par surprise. Qu’en pensez-vous ?

Je ne peux pas l’affirmer; on peut seulement l’espérer. Du reste, personne n’avait vraiment prévu la chute du Mur de Berlin: c’est arrivé tout simplement ou – comme il faut le dire honnêtement – cela a été obtenu par la prière, il y a eu tant de prières… En réalité, à Berlin, il y a eu une “révolution des cierges”.

Je crois que si nous approfondissons l’œcuménisme spirituel, il pourrait y avoir des miracles.

Quels sont les défis de l’œcuménisme aujourd’hui ?

Dans les dernières années et décennies, il y a eu divers changements.

De nombreuses Eglises ont entamé une réflexion sur leur identité confessionnelle et ceci peut représenter un grand avantage, car pour conduire le dialogue il faut avoir conscience d’une identité claire.

Un second défi consiste dans le fait que nous avons différents concepts de l’“unité” et cela rend la tâche difficile.

Un autre défi est soulevé par la forte croissance des mouvements pentecôtistes, qui représentent une nouvelle réalité dans le monde entier. Ils constituent désormais le second mouvement, en ordre de grandeur, après l’Eglise catholique. On pourrait presque parler d’une “pentecostalisation” de l’œcuménisme…

Un quatrième changement est dû à des questions éthiques controversées entre les Eglises, ce qu’on appelle la question anthropologique : aujourd’hui nous nous trouvons face au défi de développer une anthropologie œcuménique, une nouvelle doctrine sur l’homme.
Quels effets la crise de l’euro peut-elle avoir sur l’œcuménisme ? Pourraient-ils être négatifs ? Cela pourrait bien arriver, parce que des problèmes communs peuvent aussi créer des difficultés communes.
Mais je la considère plutôt comme un défi à être unis et à chercher des voies communes, même dans le domaine éthique et social, où on note, en ce moment justement, des initiatives prometteuses avec les Eglises orthodoxes.

Le succès de l’œcuménisme peut représenter aussi un signe pour les athées, montrant combien l’Eglise peut être forte lorsqu’elle est unie, à la lumière de la nouvelle évangélisation ?

La nouvelle évangélisation a nécessairement une dimension œcuménique. Ceci, le pape l’a clairement exprimé à l’occasion de la fondation du nouveau dicastère (ndlr : le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, créé le 21 septembre 2010). Je suis convaincu que plus nous donnons un témoignage commun dans notre société, plus nous encourageons la réflexion des personnes.

Traduit de l’Italien par Anne Kurian

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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 08:00

Catéchèse de Benoît XVI sur l'institution de l'eucharistie ROME, mercredi 11 janvier 2012 (ZENIT.org) – L’Eucharistie donne la force, à la suite du Christ d’offrir « nos croix en sacrifice, libre et responsable, par amour de Dieu et de nos frères », explique Benoît XVI.

Le pape a en effet consacré sa catéchèse du mercredi, ce 11 janvier, en la salle Paul VI du Vatican, à la prière du Christ au moment de l’institution de l’Eucharistie.

Pour Benoît XVI l’eucharistie est une arme contre le mal : « En participant à l’Eucharistie, a expliqué le pape, nous vivons de façon extraordinaire la prière que Jésus a faite et fait continuellement pour chacun afin que le mal, que nous rencontrons tous dans notre vie, ne l’emporte pas et qu’agisse en nous la force transformante de la mort et de la résurrection du Christ ».

« En participant à l’Eucharistie, a ajouté le pape, en nous nourrissant de la Chair et du Sang du Fils de Dieu, nous unissons notre prière à celle de l’Agneau pascal dans sa nuit suprême, afin que notre vie ne se perde pas, en dépit de notre faiblesse et de nos infidélités, mais soit transformée ».

« Chers amis, a conclu Benoît XVI, demandons au Seigneur qu’après nous être dûment préparés, aussi par le Sacrement de la Pénitence, notre participation à son Eucharistie, indispensable pour la vie chrétienne, soit toujours le point le plus haut de toute notre prière.

Demandons qu’unis profondément dans son offrande au Père, nous puissions nous aussi transformer nos croix en sacrifice, libre et responsable, par amour de Dieu et de nos frères ».

En français, le pape a ajouté : « A la suite de Jésus, puissiez-vous transformer vos croix personnelles en sacrifice d’amour pour Dieu et pour les autres, et par le Sacrement de la Pénitence, vous préparer dignement à participer à l’Eucharistie, sommet de la prière chrétienne ».

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 08:30

Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac ; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples : « Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

Mc 2, 13-17

 

La table des pécheurs

Nous voici rassemblés autour de la table du Christ, tous invités, tous heureux d'être là, à la fois accueillants et accueillis : accueillant la parole de Jésus accueillis dans son amour.
Notre regard, instinctivement, fait le tour de la table.- Surprise : il n'y a que des pécheurs! Pas des pécheurs à la manière de Matthieu le publicain, des hommes que l'on montrait du doigt à cause de leur métier ; mais des pécheurs et des pécheresses à la manière des psalmistes, qui découvrent chaque jour le péché leur péché, tapi au fond du cœur.

De fait nous arrivons tous à l'Eucharistie, non pas comme des justes, pleinement ajustés au vouloir du Dieu sauveur, mais avec des pesanteurs, des crispation et des refus, avec des joies et des craintes qui ne sont pas selon Dieu.
Et malgré notre désir de nous ouvrir à la vie que Jésus nous apporte, jour après jour nous lui avouons notre malaise. Nous sommes inquiets du temps qui a passé, du temps qui passe et qui accentue notre dérive, à distance de l'appel entendu et de l'amour promis.

Des pécheurs et des malades : voilà ce que nous sommes, autour de la table de Jésus.

Mais une fois de plus, aujourd'hui, sa parole nous apporte une lumière qu’inverse en joie toute tristesse, même et surtout celle du péché : "Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades".

La voilà, la révélation capable d'illuminer tous les visages, autour de la table des pécheurs : Jésus veut être lui-même notre médecin !
C'est lui qui d'abord va se charger du diagnostic. Nous, nous souffrons, et nous lui disons notre souffrance ; mais c'est lui qui va nommer notre mal, mettre le doigt sur les causes et refaire avec nous l'histoire de nos misères, pour les guérir jusqu'à la racine.

Car c'est lui aussi qui va trouver les remèdes et qui va rythmer la cure, pour peu que nous nous laissions faire.
Qu'est-ce qui pourrait nous détourner de lui faire confiance ?
Pour lui, pour Jésus médecin, nous n'avons pas de secrets, et nous savons d'avance qu'aucune rechute ne l'étonne et qu'aucune plaie ne le rebute. Il a l'habitude des malades et des convalescents, et tous ceux, toutes celles qu'il invite pour l'expansion du Royaume, sont des malades qu'il a guéris et des pécheurs qu'il a pardonnés.

Nous le savons bien, nous qui souvent mangeons à sa table : l'appel à la prière que nous entendons ne fait que rendre plus vive la conscience de notre pauvreté et plus urgente notre conversion à l'Evangile.

Quelles que soient les grâces du passé, quelles que soient les faveurs que Jésus nous réserve, notre vie, jusqu'au bout, sera une histoire de salut, l'histoire d'une guérison.

C'est cette certitude qui nous rend chaque jour si confiants et heureux, à la table des pécheurs.

Père Jean

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 08:01

Discours de Benoît XVI au Corps diplomatique ROME, lundi 9 janvier 2012 (ZENIT.org) –

« Une éducation correctement comprise ne peut que favoriser le respect de la création », déclare Benoît XVI aux représentants des nations.

Après avoir souligné l’urgence de la tâche de l’éducation des jeunes et l’engagement de l’Eglise catholique dans ce domaine, le pape a ajouté, dans la ligne de son discours du Bundestag : « Je tiens à souligner qu’une éducation correctement comprise ne peut que favoriser le respect de la création ».
Le pape a mentionné les drames qui ont frappé différents pays en 2011: « On ne peut oublier les graves calamités naturelles qui, au cours de 2011, ont touché diverses régions du Sud-Est asiatique et les désastres écologiques comme celui de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon ».
Pour le pape, ce qui est en jeu, c’est « le développement intégral » de l’être humain, c’est pourquoi la protection de l’environnement, doit accompagner la lutte contre la pauvreté : « La sauvegarde de l’environnement, la synergie entre la lutte contre la pauvreté et celle contre les changements climatiques constituent des domaines importants pour la promotion du développement humain intégral ».
Benoît XVI recommande une soigneuse préparation de la prochaine conférence de l’ONU sur cette question : « Je souhaite que (…) la Communauté internationale se prépare à la Conférence de l’ONU sur le développement durable (« Rio + 20 ») comme une authentique « famille des nations » et, donc, avec un grand sens de la solidarité et de la responsabilité envers les générations présentes et celles du futur.
Dans son introduction, le pape avait souligné la racine de ces désordres dans le monde: "Vraiment le monde est obscur, là où l’homme ne reconnaît plus son lien avec le Créateur et, ainsi, met également en danger ses relations avec les autres créatures et avec la création elle-même"
Le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques avec 178 pays, et avec une quarantaine d’organisations internationales

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