Jésus ressuscité venait d'annoncer à Pierre par quel genre de mort il rendrait gloire à Dieu. En se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. (C'est lui qui, pendant le repas, s'était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »)
Pierre, voyant ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? Mais toi, suis-moi. »
Ainsi se répandit parmi les frères l'idée que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n'avait pas dit à Pierre : « Il ne mourra pas », mais : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? »
C'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui l'a rapporté par écrit, et nous savons que son témoignage est vrai. Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus a faites ; et s'il fallait rapporter chacune d'elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait ainsi.
 
 
Solennité de la Sainte Trinité
 
 Notre vie spirituelle sait qu’elle doit tendre à la contemplation filiale du Mystère de Dieu.La grâce fait retentir l’appel de Dieu qui nous presse de le connaître, de l’aimer en lui-même, pour lui-même ».
Notre vie spirituelle nous conduit à vivre habituellement dès cette terre dans l’intimité des Personnes de la Trinité ».
Elle nous porte à devenir déjà ici-bas le royaume où règne la Reine de l’union à la Trinité, qui est au centre du célèbre retable de l’hospice de Villeneuve-lès-Avignon.
Elle nous aide à répondre à « l’invitation dès maintenant pressante Entre dans la joie de ton Seigneur ».
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Selon le plan du salut, l’Esprit-Saint agit constamment dans l’Église visible pour qu’y soit assurée, par le magistère, par l’autorité hiérarchique, par les sacrements, la diffusion de la vie que Dieu veut communiquer.

Toute cette action eut son principe à la Pentecôte, et elle est toujours assurée dans la succession apostolique.
Les « notes » auxquelles on reconnaît la véritable société spirituelle, la véritable Eglise, sont connexes. Les trois premières — l’Eglise est une, sainte, catholique ou universelle — ont leur entière sécurité par la quatrième : l’Eglise est apostolique, elle est l’Eglise de la succession apostolique. Saint Thomas a raison, dans son Exposition du Credo :
(art. 9. n. 972 et 985), de présenter cette quatrième note comme étant celle de la force et de la sûreté de l’Eglise :
« Ecclesia est fortis et firma», l’Eglise est la solide maison, la forte cité de Dieu, parce qu’elle est construite sur le fondement des Apôtres (cf. Ep 2, 20 : Ap 21, 14 et Mt 16. 18).
A la Pentecôte, l’Esprit-Saint constitua les Apôtres témoins indéfectibles de la Révélation plénière par le don plénier de cette Révélation même, et par des charismes destinés à en faciliter la prédication et dès lors il les assista dans le gouvernement de l’Eglise.
S’il y eut pour l’établissement de l’Église visible, à la Pentecôte, mission de l’Esprit-Saint sous d’éclatants signes sensibles, c’est que l’Esprit-Saint devait animer sans cesse invisiblement l’Eglise. Et que de cette présence en elle de l’Esprit il fallait que l’Eglise ait l’inébranlable conviction.
Les Apôtres reçurent alors en eux la force de cet Esprit pour être constitués les témoins indéfectibles de la Révélation pleinement achevée es témoins sur toute la terre de la Trinité, et de notre naissance à la vie éternelle par la foi à Jésus mort, ressuscité, entré dans la gloire du Père, et avant de là envoyé l’Esprit (cf. Ac I. 8 Mt 28. 18-20 : Lc 24. 47-48).
Tout dans la vie surnaturelle commence par la Révélation de Dieu : la foi est le fondement sûr et le germe de notre espérance et de notre charité. Aussi dans l’Eglise définitivement établie, la Révélation commencée par les prophétes, surtout par Abraham et Moïse, et achevée ar le Fils de Dieu, devait être tenue entière infailliblement par les Apôtres69.
Le Saint-Esprit n’a pas donné aux Apôtres une Révélation substantiellement plus complète que celle qu’avait apportée le Fils incarné. Qu’on médite les paroles de Jésus dans les chapitres 14-16 de saint Jean, et l’on verra bien quel devait être, pour le don plénier de la Révélation de Dieu â l’Eglise, le rôle de l’Esprit-Saint il assure la totalité de ce don de l’Amour divin qu’est la Révélation (Jn 15. 15 14. 26 : 16. 13 : il en donne la profonde intelligence, surtout en glorifiant le Fils (in 16. 12 et 14 : cf. 17. 1). c’est-à-dire qu’il fait pénétrer l’Unité d’Être et d’Amour du Père et du Fils : lui qui est au terme des Relations trinitaires les manifeste (Jn 14, 10-11, 20-21 16. 14-15) : il témoigne de ce qu’est le Christ, et il donne d’en témoigner (Jn 15. 26-27) ; il éclaire l’oeuvre d’Amour que le Fils est venu accomplir (Jn 14. 31: 15. 9); il annonce les développements humbles et sûrs de cette oeuvre d’Amour au milieu des contradictions de ceux qui n’aiment pas le Fils et le Père (jn16. 13: 14. 17; 15. 18-25 : 16, 1-4. et 8-10) il oriente la foi à la prière confiante, à la vraie paix déjà et â la joie, dans l’espérance de l’éternelle Union (Jn 14, 1-3. 13-14, 16-20, 27: 15, 7; 16. 5-7. 22-28).
Père D.J.LALLEMENT
 
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