Jésus et ses disciples reviennent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire ? »
Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : 'Du ciel', il va dire : 'Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole ?' Mais allons-nous dire : 'Des hommes' ? » Ils redoutaient la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Alors Jésus leur dit : « Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela. »
 
 
IL FAUT TOMBER LES MASQUES (Marc lI 27-33)
La droiture de Jésus s'oppose aux calculs compliqués des scribes Ces derniers le provoquent
afin qu'il autoproclame son autorite que, d'ailleurs, ils ne reconnaissent pas. Leurs paroles ne viennent pas d'eux-mêmes mais sont dictees par leurs craintes et leurs representations. Cela consomme leur confusion interieure « Nous ne savons pas! » Ils n’obtiendront rien de Jésus tant que leurs masques ne tomberont pas. Pour rencontrer le Christ, il faut montrer tel que l'on est , sans défense, oser une parole engagée. Un beau programme pour nos dialogues de ce jour! Avec le Christ et avec nos freres! Soeur Véronique Thébaut.
 

Ainsi, quand Jésus demande : « le baptême de Jean venait-il du Ciel ou des hommes ? », il veut montrer qu’à ceux qui vivent dans la peur de perdre la reconnaissance des hommes ou qui s’épuisent à défendre une autorité fragile, il est impossible de contempler le visage du Père. Par sa question, Jésus veut les conduire sur les chemins de l’intériorité, à la source de leur défiance contre l’autorité de Jésus et contre la grâce du baptême, il désire les placer face à la nécessité de se réconcilier intérieurement avec toute espèce de père temporel et, si besoin, de lui pardonner. Car on ne contemple la vraie majesté du Père que lorsqu’on a découvert qu’elle n’est pas extrinsèque ; on ne se positionne en vérité devant Dieu que lorsqu’on entre dans la vie filiale. En somme, on ne reconnaît l’autorité de Dieu que lorsqu’il est devenu l’hôte intérieur de nos âmes. C’est-à-dire lorsqu’on a accueilli le don du Père qui est l’Esprit de son Fils et qui permet de l’appeler « Abba ».
Frère Dominique
En lisant ce texte je ne peux le dissocier de la question que Jésus pose à ses disciples :"Vous, qui dites-vous que je suis ?"   "Par quelle autorité je fais cela ?" 
Ces questions de foi ont pour objet fondamental la Filiation divine de Jésus.
Tag(s) : #Spiritualité

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