Jésus alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient : « D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N'est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d'où lui vient tout cela ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui.
Jésus leur dit : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison. » Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.
 
« Un prophète n’est méprisé que (…) dans sa propre maison. » Quelle terrible parole de Notre Seigneur ! Car, nous le savons, nous sommes à lui. Il est chez lui en chacun de nos cœurs. Voici qu’il nous découvre sa souffrance devant notre mépris envers son amour. La question est bien celle de l’amour. Plus l’amour s’approche et se rend manifeste, plus il devient caché pour ceux qui n’aiment pas ! Nous méprisons l’amour qui vient habiter chez nous car nous ne le reconnaissons pas.

Puissions-nous faire de nos âmes une maison où Jésus est vraiment chez lui, où il est reconnu, attendu, aimé. Cette disposition de cœur nous révèle quel amour saint Joseph a mis dans la construction de sa propre maison, en pensant à Marie qui l’habiterait et à l’enfant qu’elle portait et qui jouerait bientôt dans la pièce commune. Joseph a pris l’arche de l’Alliance nouvelle sous son propre toit. Il a organisé sa maison en fonction d’elle et de la promesse qu’elle portait. Marie, de son côté, a accepté le risque de n’avoir jamais un toit, car accepter d’être enceinte quand on a un fiancé est accepter la possibilité de tout perdre, par fidélité à Dieu. Marie a préféré le projet de Dieu au sien. Elle l’a trouvé plus important et elle a cru que, même si elle en ignorait le chemin, il la conduirait au bonheur.

Le secret de ces bâtisseurs de l’église domestique est tout simple : laisser l’initiative à Dieu. Ne pas le reléguer à rattraper les situations perdues ou les plans qui tournent court. Dieu n’a pas de baguette magique. Il nous construit dans le temps avec ce que nous lui offrons de nous-mêmes. Marie et Joseph ont une vie réussie. Pas une vie de star de cinéma, qui brille dans les magazines, ni une vie confortable, exempte de souffrance ; mais une vie heureuse. Leur secret est qu’ils ont su construire et habiter la maison du Seigneur. On s’imagine souvent que le foyer de Nazareth était la maison du Seigneur par force des choses, parce que le Seigneur Jésus y vivait. C’est tout le contraire. Cette maison est devenue la maison du Seigneur parce que Dieu l’a trouvée assez agréable pour venir y vivre !

Que saint Joseph nous apprenne à bâtir la maison du Seigneur, à faire de nos cœurs la maison accueillante où le Seigneur trouvera ses délices, chaque jour.
Frère Dominique
 
La lettre aux Colossiens nous renvoie aux enseignements sur le travail et l'unité dans le parcours Zachée et nous ramène à saint Vincent de Paul.
 
Col 3, 14-15.17.23-24
Frères, dans toute votre vie, mettez l'amour au-dessus de tout : c'est lui qui fait l'unité dans la perfection. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps.

Vivez dans l'action de grâce. Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. Quel que soit votre travail, faites-le de bon cœur, pour le Seigneur et non pour plaire à des hommes : vous savez bien qu'en retour le Seigneur fera de vous ses héritiers. Le maître, c'est le Christ : vous êtes à son service.
 
L’unité en chaque homme et entre les hommes permet la puissance créatrice et réalise l’amour. Unifié et unifiant, l’homme est alors davantage à l’image du Dieu trinitaire.
«Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux comme toi en moi, pour qu’ils parviennent à l'unité parfaite et qu’ainsi le monde puisse connaître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé » (in 17, 22-23).
 
Je trace le signe de la croix en prononçant ces mots: “Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen”. J’inscris donc sur moi le signe du Christ avec une formule trinitaire qui me fait m’avancer jusqu’au mystère même de Dieu. Je suis saisi dans ce mystère de Dieu dont j’affirme à la fois l’Unité de Nature et la Trinité des Personnes. J’affirme mon appartenance au Dieu unique en trois personnes. La Foi chrétienne est trinitaire. Ma vocation est donc divine. Je m’inscris dans le milieu divin. Cette profession de Foi indique à la fois que je suis créé à l’image et ressemblance de Dieu mais aussi que du fait de Jésus-Christ, Fils éternel de Dieu, ma condition humaine marquée par la mort entre dans la condition de Dieu. Je deviens, dit Paul, Fils dans le Fils. Je suis avec le Christ, dans le Christ, par le Christ porteur de ce mystère de Dieu parmi mes frères.
Tag(s) : #Spiritualité

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